samedi 11 juin 2011

L'art 9 de la loi sur la bioéthique pose problème pour le Collectif "Les Amis D’Éléonore", association de défense des trisomiques 21.


Eleonore, trisomique, travaille, a un appartement, et un petit copain. "Espèce" en voie de disparition ?
Eleonore, trisomique, travaille, a un appartement, et un petit copain. "Espèce" en voie de disparition ?  Crédit DR
L'article 9 de la loi sur la bioéthique pose problème pour le Collectif "Les Amis D’Éléonore", association de défense des trisomiques 21. Cette mention vise à effectuer un diagnostic prénatal pour informer les parents si leur embryon sera mal formé ou trisomique. Une commission mixte-paritaire tranchera sur ce sujet alors que la loi a été adoptée par l’Assemblée Nationale et le Sénat.
Comme le Président de la République, le Collectif Les Amis d’Eléonore dénonce l’objectif d’«une humanité toujours plus perfectionnée, suivant une modèle unique érigé en idéal».
Le Collectif appelle donc le Président de la République à lire attentivement l’article du projet de loi de bioéthique, qui vise manifestement cet objectif, et à le faire revoir par son gouvernement.
Le Collectif Les Amis d’Eléonore se réjouit d’avoir entendu, mercredi 8 juin, le Président de la République réagir à l’annonce que nous avons fait paraître dans Le Parisien du mardi 7 juin.
Dans son discours à la Conférence Nationale du Handicap, M. Sarkozy a évoqué la trisomie 21  et plus généralement « la vision que nous avons de l’avenir et de la place de l’homme dans cet avenir ». Il a inscrit sa réflexion dans le débat bioéthique en cours et a exprimé sa conviction que le progrès « n’est pas d’avancer vers une humanité toujours plus perfectionnée, suivant un modèle unique érigé en idéal (…) Nos difficultés, nos faiblesses, nos différences, sont finalement au cœur de ce qui nous rend plus humains et [elles] nous enrichissent ». Il a ajouté que « le Gouvernement s’est récemment opposé aux modifications que certains souhaitaient apporter aux lois de bioéthique ». Il semble, hélas, que le Président de la République a été mal informé.

Il considère que la naissance d’un bébé trisomique est à éviter à tout prix

En effet, le même jour, le Sénat votait l’article 9 du projet de loi bioéthique qui va justement dans ce sens alarmant d’un « modèle unique érigé en idéal ».
Jusqu’à présent, seuls des amendements à la marge ont été apportés à cet article, qui ne modifient en rien le sens général du texte : en l’état, celui-ci revient à dire à toutes les futures mères qu’il serait insupportable pour elles d’assumer la maternité d’un enfant atteint de trisomie 21. Il considère, implicitement, que la naissance d’un bébé trisomique est à éviter à tout prix, qu’il ne peut être accueilli, ni accepté.
En fait, l’article 9 du projet de loi de bioéthique revient à considérer qu’une personne trisomique est une erreur médicale. En contraignant, par une disposition législative spécifique, tous les médecins et toutes les sages-femmes à alerter toutes les futures mères sur le « risque » encouru, l’article 9 fait la traque aux personnes trisomiques.
Le projet de loi de bioéthique manifeste ainsi un manque total de respect et de solidarité à l’égard des personnes handicapées.
Nous demandons donc solennellement au Président de la République de vérifier lui-même le texte de cet article 9. Il constatera que celui-ci doit être revu s’il veut, comme nous, éviter « d’avancer vers une humanité toujours plus perfectionnée, suivant un modèle unique érigé en idéal ».
Source: 
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Trisomique, Yoni Amar (21 ans) est un mordu de boxe, qui étonne par ses dispositions

Le CSNA n'oublie pas les handicapés. Yoni Amar et Sid Ahmed Fadli sont montés sur le podium des France.
ON ne louera jamais assez la portée « sociale et humaine » du travail effectué par Hamid Zaïm et ses frères à travers le noble art.
Le week-end dernier, le CS Nouzonville-Ardennes est revenu de Bourges et du Critérium national handisport avec deux médailles : l'une d'or pour Yoni Amar et l'autre d'argent pour Sid Ahmed Fadli.
Derrière ces récompenses se cachent deux histoires, différentes mais fortes et instructives.
Trisomique, Yoni Amar (21 ans) est un mordu de boxe, qui étonne par ses dispositions : « Il sait tout faire : le punching-ball, la poire, le saut à la corde… ».
« Un garçon très attachant »
A Bourges, l'élève de Madjid Zaïm (depuis deux ans à l'Académie Tiozzo de Fumay) a réussi le sans-faute sur le parcours technique puis les assauts (au nombre de deux) : « C'est un garçon très attachant qui adore que l'on s'occupe de lui. Mon frère l'a comme adopté. D'ailleurs, il dit qu'il s'appelle Yoni Amar Zaïm ! Il est surprenant. Il arrive à parler anglais et surfe sur le net pour trouver des combats de Muhammad Ali. Au début, nous lui avons fait faire des exhibitions. Aujourd'hui, il est à l'affiche de chacun de nos galas. C'est carrément devenu la mascotte du club et même du département », témoigne Hamid Zaïm.
Le cas de Sid Ahmed Fadli est différent. Issu du quartier de La Houillère, ce garçon, « un peu turbulent », a été victime d'un terrible accident de la route : « Sa tête est passée à travers le pare-brise, avec de très graves conséquences cérébrales. Il a eu aussi les deux jambes fracturées… »
Le Carolo est sorti terriblement meurtri de cette épreuve. Mais Hamid Zaïm, qui l'entraîne, a su lui tendre la main et lui proposer un challenge sportif que l'intéressé, devenu chauffeur-livreur, a su relever pour se mettre définitivement dans le droit chemin.
Médaille de bronze en 2009 à Annecy dans la catégorie handicap physique, Sid Ahmed Fadli est monté cette fois sur la deuxième marche du podium en moins de 60 kg : « La boxe permet à ces deux garçons d'exister. Le déplacement à Bourges a été complètement pris en charge par le club », explique le manager du CSNA, qui souligne, au passage, l'importance que prennent les championnats handisports, organisés sous l'égide de la FFB : « L'an dernier, pour la première édition, il y avait 30 combattants ; cette année, ils étaient 70 ».
J.-P.P. sur 
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lundi 6 juin 2011

La quantité et la profondeur des rides chez la femme peuvent aider à prédire les risques de fractures osseuses

Une femme se regarde dans le miroir
La quantité et la profondeur des rides chez la femme peuvent aider à prédire les risques de fractures osseuses, affirment des chercheurs américains.
La Pre Lubna Pal et ses collègues de la faculté de médecine de l'Université Yale expliquent que le niveau de protéines contenu dans la peau est lié à celui contenu dans les os.
Ainsi, une femme qui possède de nombreuses et profondes rides sur le visage et le cou présente aussi un plus grand risque de fracture pour cause de perte de densité osseuse, notent les chercheurs.
Pour en arriver à ce constat, l'équipe de recherche a examiné 114 femmes ménopausées. Elle s'est concentrée sur 11 points du visage et a calculé la masse et la densité osseuses à l'aide d'échographie et des rayons X.
Nous avons découvert que lorsque les rides devenaient plus nombreuses et plus profondes, c'était lié à une perte de densité osseuse chez les participantes à l'étude.
— Lubna Pal
La Pre Pal estime que ces travaux sont importants puisqu'ils pourraient permettre aux médecins d'identifier les risques de fractures chez des femmes ménopausées par simple observation visuelle, sans passer par des tests coûteux.
Cette étude a été présentée lors du congrès de la Société d'endocrinologie américaine, qui se tient à Boston.

Le saviez-vous?

Environ 2 millions de Canadiens sont atteints d'ostéoporose. Une femme sur quatre de plus de 50 ans est atteinte d'ostéoporose, alors qu'un homme sur huit est aussi atteint de la maladie.
Radio-Canada.ca avecAgence France Presse
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dimanche 5 juin 2011

Des artistes, handicapés mentaux, font de la création d'oeuvres d'art leur travail quotidien en ESAT

La création, source d'épanouissement et de fierté pour des handicapés mentaux

Dans un atelier singulier installé à Ménilmontant à Paris (XXe), une vingtaine d'artistes, handicapés mentaux, ont fait de la création d'oeuvres d'art brut leur travail quotidien, y puisant une source d'épanouissement et de fierté.

C'est l'une des activités de cet Etablissement et service d'aide par le travail (ESAT). Les ESAT permettent à des personnes handicapées de travailler dans un milieu protégé. Or l'accès à l'emploi, l'un des sujets abordés à la Conférence nationale du handicap le 8 juin, constitue l'une de leurs principales difficultés.
Les ateliers d'art sont la vitrine de l'établissement de Ménilmontant qui compte aussi d'autres ateliers (conditionnement, couture, menuiserie). Chaque employé reçoit le Smic, une partie du salaire étant constituée de l'allocation pour adulte handicapée (AAH).
Ils sont une vingtaine sur les 153 employés du centre à travailler dans deux petits ateliers artistiques, l'un consacré à la céramique, l'autre à la peinture et peinture sur soie.
Dans l'atelier de peinture, Philippe Lefresne, déficient mental, peint minutieusement de petits personnages colorés sur une chaise blanche en s'inspirant d'une oeuvre de Paul Sérusier. Derrière lui, une armoire entièrement peinte de ses mains, à l'intérieur et à l'extérieur, éclate de mille couleurs.
Cinq autres artistes handicapés s'affèrent dans la pièce voisine. Samia Bousadia, une jeune trisomique, travaille depuis sept mois sur le même tableau, de petit format, par toutes petites touches.
Catherine de Saint-Etienne, formée aux Beaux-Arts à Paris et responsable de l'atelier, récuse l'idée d'"art thérapie". "On est vraiment dans le métier d'artiste. On parle de composition, de matière, de couleur qui correspondent à l'expression de leur personne", explique-t-elle.
Sidonie Deltour, la psychologue de l'ESAT, est formelle. Leur travail est "extrêmement valorisant et gratifiant pour tous".
"De vrais artistes créent ici de l'art brut. Leur geste créatif est naturel", ajoute Charles Myara, l'agent qui organise leurs expositions et vend leurs oeuvres dont les bénéfices vont dans les caisses de l'ESAT.
Avec le Collectif événementiel art et handicap (CEAH), il prépare une grande exposition pour novembre au couvent des Cordeliers à Paris (VIe).
L'art brut est entré dans les galeries et chez les collectionneurs. "On commence à acheter des artistes, des noms, des signatures, qui ont une vraie cote", souligne-t-il. C'est le cas de Philippe Lefresne ou de Joseph Tibi qui travaillent à Ménilmontant.
Un immense tapis composé collectivement avec des chutes de peinture sur soie, joyau de l'atelier animé par Valérie Ougier, est ainsi estimé à 60.000 euros.
Depuis 30 ans, les oeuvres s'accumulent à l'ESAT et sa directrice, Viviane Condat, rêve d'ouvrir un centre d'art brut qui permettrait de conserver les oeuvres et de les exposer.
Olivier Oet, responsable de l'atelier céramique, est fier de présenter une commande pour un foyer voisin du XIXe arrondissement qui accueille une cinquantaine d'handicapés physiques et déficients mentaux. C'est une fresque de 2,60 x 1,85 m composée de 80 carreaux de terre cuite représentant la capitale. Douze artistes de l'atelier y ont travaillé pendant trois mois.
Les ateliers s'ouvrent une fois par an au public et accueillent jusqu'à 3.000 personnes en un week-end. "Tout le monde prend un bain de couleurs. C'est la première chose qui saute aux yeux, cette liberté de couleurs et de création. Ici on s'autorise à faire, tout simplement", commente Mme de Saint-Etienne.
Par AFP
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