samedi 9 avril 2011

identification d'un gène qui prédispose à la fois à l'épilepsie et à l'autisme.

http://www.universitedete.umontreal.ca/documents/images/udem-ete-image-montreal.jpgDes chercheurs du Centre hospitalier de l’Université de Montréal ont identifié pour la première fois un gène qui prédispose à la fois à l'épilepsie et à l'autisme.

L’équipe dirigée par le neurologue Patrick Cossette a découvert que tous les membres d’une famille canadienne-française possédait dans leur bagage génétique une mutation du gène de la synapsine, autant ceux qui souffraient d’épilepsie que ceux atteints d’autisme. Cela a permis d’identifier d’autres mutations de ce même gène chez 1 % et 3,5 % des personnes atteintes d'autisme et d'épilepsie.

«Ces résultats démontrent pour la première fois le rôle du gène de la synapsine dans l'autisme, en plus de l'épilepsie, et renforcent l'hypothèse qu'un dérèglement de la fonction des synapses par cette mutation est la cause des deux maladies, a souligné le Dr Cossette. Aucune étude génétique chez l'humain n'avait jusqu'à date démontré ceci».

Les différentes formes d'autisme sont souvent d'origine génétique et près d'un tiers des personnes atteintes souffrent également d'épilepsie. 

SOURCE/ http://www.journalmetro.com/plus/article/827381--un-meme-gene-a-l-origine-de-l-epilepsie-et-de-l-autisme
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vendredi 8 avril 2011

Le sport comme vecteur entre recruteurs et personnes handicapées ?




Le sport comme vecteur entre recruteurs et personnes handicapées ? Plus de trois cents personnes ont participé à la Soirée handipassion'entreprise, organisée par le Comité départemental handisport de Côte-d'Or et ses partenaires, dans les locaux du complexe sportif Le Klube à Ahuy (21), mardi 29 mars 2011. Au delà des activités handisportives proposées aux participants lors de cette soirée de rencontre, la place des personnes handicapées dans le monde du travail était au centre des débats. Entre bons sentiments, intérêts bien compris, réalité parfois dérangeante et parcours exemplaires, petit tour de table avec les professionnels du secteur...
Un facteur le plus discriminant sur le marché de l'emploi !

"Ce soir, nous avons mélangé les personnes valides avec les personnes handicapées pour les activités handisportives, dans le but de rompre la glace entre les deux. Nous ne sommes pas à un soirée mondaine ; nous sommes là pour des résultats... ", affirme d'emblée Patrick Goudot, président du Comité handisport de Côte-d'Or. Sur place, une centaine de personnes handicapées en recherche d'emploi ou de stage et une quarantaine d'entreprises et de collectivités territoriales avaient fait le déplacement pour la soirée "Handpassion'entreprise", organisée au Klube, à Ahuy (Grand Dijon).

Comme le rappelle Sylvain Vacheresse, directeur de Cap emploi, "davantage que l'âge, l'origine ethnique ou le sexe, le handicap est, de loin, le facteur le plus discriminant sur le marché de l'emploi". La loi handicap du 11 février 2005 apporte de réelles améliorations pour l'emploi des personnes handicapées - sanctions plus sévères contre les entreprises qui ne respectent pas le quota de 6% de personnes handicapées, majorations de pension, travail en milieu protégé, etc.

"Nous constatons un véritable coup d'accélérateur dans l'action en faveur des personnes handicapées. Depuis la loi de 2005, le budget que nous leur consacrons a augmenté de 25% !", affirme Philippe Michel, à la tête de la Direction jeunesse, sport et cohésion sociale (DJSCS) de Bourgogne. Pour autant, à en croire les professionnels de l'insertion des handicapés, les actions de sensibilisation au handicap gardent toute leur pertinence, afin notamment de lutter contre certaines idées reçues qui constituent un frein à l'intégration des salariés handicapés dans le monde professionnel.
La plupart des handicaps acquis pendant la vie professionnelle !

"Accepter un travailleur handicapé dans son entreprise ne nécessite pas obligatoirement un aménagement de poste et n'engendre pas forcément de surcout... Quand on parle handicapés, les gens pensent fauteuil or les personnes en fauteuil ne regroupent que 2% des handicapés", affirme Sylvain Vacheresse. Dans la pratique, le terme handicap recouvre une diversité de situations : handicap mental, physique, de naissance, acquis, maladies invalidantes, etc. "Seuls 15% des handicapés le sont de naissance ; la plupart sont acquis pendant la vie professionnelle comme lors d'un accident, par exemple", poursuit le directeur de Cap emploi.

La plupart des personnes qui deviennent handicapées possèdent une qualification professionnelle relativement faible, ce qui augmente encore la difficulté de leur requalification. En effet, "80% des personnes handicapées ont un niveau de formation inférieur ou égal au CAP/BEP contre 60% pour les personnes valides, d'où l'importance de mettre le paquet sur la formation professionnelle", relève Sylvain Vacheresse. Reste aussi à trouver un métier compatible avec le handicap...

Aujourd'hui, les personnes handicapées ont accès à l'ensemble des actions de formation destinées à l'ensemble des salariés et des demandeurs d'emploi. Elles peuvent accéder en plus à des actions de formation spécifiques. Mais dans la réalité, le déficit de formation des handicapés s'explique souvent par un accès plus difficile à la formation initiale, qu'il s'agisse d'une école qui n'est pas aux normes pour accueillir un enfant en fauteuil ou qui ne possède pas de classe adaptée pour un enfant déficient intellectuel...

Une personne handicapée fait tout pour s'intégrer

Depuis la loi du 11 février 2005, de plus en plus d'entreprises emploient des travailleurs handicapées, pour des raisons financières mais aussi pour valoriser l'image de l'entreprise. "A Cap emploi, je vois beaucoup de TPE/PME qui sont intéressées pour embaucher des travailleurs handicapés", explique Sylvain Vacheresse. Les grandes structures ne sont pas en reste : "Chez EDF, nous en sommes déjà à notre septième accord entre direction et syndicats sur ce sujet ; le premier remonte à 1989. Sur 1666 salariés en Bourgogne, nous avons 55 travailleurs handicapés", se félicite Thierry Brossier, directeur de cabinet.


Par ailleurs, l'entreprise s'engage à acheter à des entreprises qui emploient des travailleurs handicapés. "Et tous nos espaces verts sont entretenus par une entreprise du secteur adapté. Nous ne constations aucune différence dans le travail réalisé", relève Thierry Brossier. Quant aux personnes handicapées qui travaillent au sein des bureaux de l'entreprise : "Tout se passe bien. Vous savez, une personne handicapée dans le monde professionnel fait tout pour s'intégrer, elle veut être considérée comme tout le monde", insiste le cadre d'EDF.

Source/

Le handicap, "facteur le plus discriminant sur le marché de l'emploi"

par François Aubert | dijOnscOpe | lun 04 avr 11 | http://www.dijonscope.com/
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Prochainement, France 2 diffusera "Simple", une fiction sur le handicap mental



simple.png Prochainement, France 2 diffusera "Simple", une fiction réalisée par Ivan Calbérac d'après l'oeuvre de Marie-Aude Murail (Editions l'école des loisirs) et avec Bastien Bouillon, Julien Drion, Michel Aumont, Valentine Catzeflis, Esteban Carvajal-Alegria, Jérémie Elkaim...

Simple, de son vrai nom Barnabé, a vingt-six ans ou trois ans, selon qu’on évoque son état civil ou mental. Il a un frère, Kléber, qu’il aime plus que... non ! Presqu’autant que sa maman, mais quand même beaucoup, beaucoup. Ils n’ont plus de père, alors quand leur mère vient à disparaître dans un accident de voiture, Kléber devient tout pour Simple.

Mais, il avait prévu de partir à “la grande ville” faire ses études, alors, le grand frère handicapé... il le met dans ses bagages et essaye malgré tout de continuer à s’en occuper. Ils se font pourtant beaucoup rejeter : de chez la vieille tante, de l’hôtel et aussi de l’appart que Kléber devait louer seul.

Jamais à court de ressources, il trouve une petite annonce proposant une chambre en colocation avec quatre étudiant(e)s...

http://www.lezappingdupaf.com/  
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JOURNEE MONDIALE PARKINSON 2011 CHAQUE PAS EST UNE CONQUETE CHACUN PEUT FAIRE UN PAS




picture Mathilde Laederich, Directrice de France Parkinson: JOURNEE MONDIALE PARKINSON 2011 CHAQUE PAS EST UNE CONQUETE CHACUN PEUT FAIRE UN PAS C’est une journée de rassemblement. Désirs de rencontres, de chaleur humaine, moments de partage et d’enthousiasme. Venez nombreux partager cet élan qui porte tous les bénévoles des associations pour faire avancer la cause des malades de Parkinson.

C’est une journée de témoignages. C’est un pas d’engagement pour que la maladie soit mieux comprise. Ainsi expliquée, parlée, la maladie sera-t-elle peut-être moins étrange à celui qui la croisera demain.

C’est une journée d’information. Les soignants viendront expliquer la maladie, ses traitements et les façons de bien se soigner et de penser la maladie. L’association France Parkinson existe depuis plus de 25 ans : nous n’en finissons pas d’apprendre comment mieux vivre avec la maladie.

C’est un pas vers l’avenir. Que de chantiers encore ! Nous expliquerons nos projets en priorité l’accueil des nouveaux diagnostiqués.

Nous vous attendons nombreux cette année encore, le 11 avril à la Maison de la Chimie à Paris, et dans plus de 30 villes partout en France. A Paris, la journée mondiale est placée sous le haut parrainage de Xavier Bertrand, ministre de la Santé. Elle sera animée par Bruno Rougier, journaliste santé France Info.

Venez faire un pas pour la cause Parkinson - www.franceparkinson.fr
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taekwondo initiation et handisport,un week-end martial avec l'Open Lauragais 2 011

Les jeunes taekwondois, compétiteurs expérimentés et pratiquants handisport animeront ce week-end martial./Photo DDM.
Les jeunes taekwondois, compétiteurs expérimentés et pratiquants handisport animeront ce week-end martial.
« Il est important de rappeler que cet Open a pour but de mettre en avant le taekwondo initiation et handisport, et par la même occasion, d'ouvrir une porte aux pratiquants handisport dans le milieu du combat » tel est l'axiome qui régit depuis son origine l'Open Lauragais de taekwondo.

Trois cents pratiquants

Pour cette 4e édition programmée samedi 9 et dimanche 10 avril sur les tatamis du gymnase municipal chemin de Barelles, le directeur de compétition Éric Da Silva compte sur la présence de plus de 300 pratiquants qui exerceront leur talent autour de trois épreuves : technique, self ou combat.
La programmation du week-end débutera dès 8 heures avec l'appel des compétiteurs avec les deux matinées réservées à l'open technique avec poomsae et hoshinsul (*) et les après-midi aux combats (kieuleugui).

Samedi réservé aux jeunes

Le samedi sera la journée d'inauguration réservée aux plus jeunes taekwondoistes benjamins, minimes, cadets. Suivront le lendemain les confrontations dominicales avec les catégories juniors, seniors et vétérans. L'apparition cette année des ceintures rouge et noire donnera du piment à ce spectacle martial avec l'entrée sur le tatami de compétiteurs gradés particulièrement chevronnés.
Associé à ce show qui s'annonce électrique et de haut niveau le club hôte villefranchois du Taek Dojang et tous ses bénévoles recevront le soutien de l'équipe de France de Para-taekwondo et de son double champion du monde Bopha Kong désigné parrain de l'Open Lauragais 2 011.


Dans l'esprit d'altruiste promu par le team organisateur qui met en avant le « partage d'une passion commune, à travers un art qui rapproche et dépasse les différences entre pratiquants valides et handicapés seront les acteurs majeurs de cet événement exceptionnel tant par son esprit d'intégration, de fair-play que de respect propre à l'éthique de la discipline martiale coréenne. Contact organisation : 06 14 18 06 12. Entrée libre et gratuite durant tout l'open.
(*) combat codifié et dirigé et entraînement d'autodéfense.
SOURCE: http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/08/1054013-Villefranche-de-Lauragais-Deux-jours-de-taekwondo.html
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Satisfaction communauté homosexuelle: un Senat favorable à l' assistance médicale à la procréation

Le Sénat ouvre l'assistance à la procréation aux homosexuelles

L'Express - ‎Il y a 1 heure ‎
Le ministre de la Santé y est opposé et considère que l'infertilité médicale reste la condition d'accès à l'assistance médicale à la procréation. La fin des "bébés Thalys"? Le Sénat a voté ce jeudi un amendement PS/Verts, contre l'avis du gouvernement, ...

Feu vert (provisoire) à la procréation assistée pour les lesbiennes

Les Nouvelles News - ‎Il y a 4 heures ‎
« Les personnes formant le couple », et non plus seulement « l'homme et la femme », pourront avoir recours à l'insémination artificielle. C'est ce qu'ont décidé les sénateurs dans le cadre de la discussion sur la loi de bioéthique. ...

Le Sénat favorable à l'assistance à la procréation pour les ...

Terrafemina - ‎Il y a 7 heures ‎
Dans le cadre du vote de révision des lois bioéthiques, le Sénat vient d'élargir l'assistance médicale à la procréation « à tous les couples », ce qui inclut donc les femmes homosexuelles. Le gouvernement y reste opposé et pourrait faire barrage. ...

Le Sénat dit oui à l'assistance à la procréation pour les ...

Fiftiz.fr - ‎Il y a 21 heures ‎
Le Sénat a voté un amendement PS-Verts, contre l'avis du gouvernement, visant à élargir l'assistance médicale à la procréation "à tous les couples", ce qui l'ouvre aux couples de femmes. Un nouveau vote pour tenter de modifier le premier pourrait être ...

La procréation assistée autorisée en France pour les lesbiennes ?

L'Alsace.fr - ‎Il y a 22 heures ‎
Le Sénat a voté aujourd'hui un amendement PS/Verts aux lois bioéthiques, qui permettrait de facto aux couples d'homosexuelles d'avoir recours à la procréation assistée en France. Cet amendement a été voté contre l' avis du gouvernement, le ministre de ...

Le Sénat élargit l'assistance à la procréation aux femmes ...

Le Point - ‎Il y a 22 heures ‎
Le Sénat a voté jeudi un amendement PS/Verts, contre l'avis du gouvernement, visant à élargir l'assistance médicale à la procréation (AMP) "à tous les couples", ce qui l'ouvre de facto aux couples de femmes. Le Sénat a voté jeudi un amendement PS/Verts ...

Le Sénat au secours des femmes homosexuelles en quête de maternité

Sud Ouest - ‎Il y a 18 minutes ‎
Contre l'avis du gouvernement mais à la satisfaction des associations homosexuelles, le Sénat a voté ce jeudi un amendement visant à élargir l'assistance médicale à la procréation aux couples de femmes. Les couples de femmes homosexuelles pourraient ...

Le Sénat a voté jeudi un amendement PS/Verts, contre l'avis du gouvernement, visant à élargir l'assistance médicale à la procréation (AMP) "à tous les couples", ce qui l'ouvre de facto aux couples de femmes, à la satisfaction des associations homosexuelles."De nombreux couples de femmes se rendent en Belgique, aux Pays-Bas, afin d'avoir recours à des techniques d'insémination inaccessibles en France", a déclaré la sénatrice Alima Boumédiene-Thiery (EELV) en référence "aux bébés Thalys".
Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, s'est prononcé contre : "c'est le constat d'une infertilité médicale qui reste la condition d'accès à l'AMP". Cet amendement "modifie la frontière entre le médical et le sociétal" et "le gouvernement n'est pas prêt à suivre".
"J'entends bien l'argumentation, mais cela n'est pas celle du gouvernement". "L'AMP est une réponse médicale à un problème médical", a-t-il insisté.
Le rapporteur du texte, le sénateur UMP Alain Milon, a voté pour à titre personnel, car il estime que cette évolution "conforme à la réalité française".
Une deuxième délibération (nouveau vote pour tenter de modifier le premier) pourrait être demandée par le gouvernement sur cet amendement, voté de justesse dans le cadre de la loi révisant les lois bioéthiques.
"L'infertilité médicale ne devrait pas être la seule prise en compte" et elle devrait être "accessible aux couples souffrant d'infertilité sociale", a défendu Mme Boumédiene.
"Le corps médical belge en appelle fréquemment au législateur français afin qu'il intervienne dans ce domaine", a-t-elle ajouté. "Cela évitera aux couples de se rendre aux Pays-Bas ou en Belgique".
L'association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL) et l'Interassociative lesbienne, gaie bi et trans (LGTB) ont salué ce vote jeudi, tout en restant prudents sur son issue.
"C'est une bonne surprise dans tout ce débat sur la loi de bioéthique, puisque cet amendement déposé par l'opposition visait à mettre fin à une discrimination contre les couples de même sexe introduite dans ce projet de loi", a commenté le porte-parole de l'inter-LGTB, Nicolas Gougain.
"Jusqu'à présent l'AMP était uniquement ouverte aux couples mariés et le nouveau texte prévoyait de l'ouvrir aux couples, mais limités aux couples hétérosexuels", rappelle-t-il.
"Si cet amendement était confirmé, ce serait une bonne nouvelle pour tous les couples de femmes qui aujourd'hui sont obligées d'aller à l'étranger pour obtenir une aide à la procréation", a-t-il poursuivi en confiant toutefois craindre "que le gouvernement demande un nouveau vote".
"C'est évidemment une bonne chose", a renchéri Philippe Rollandin, porte-parole de l'APGL. "C'est intéressant de voir que les sénateurs prennent en compte ce genre de réalité et tentent de faire avancer la législation", a-t-il ajouté. Toutefois, "nous restons prudent car ce n'est pas encore un vote définitif".
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Trisomie 21: Le diagnostic prénatal restera systématique et ne sera pas soumis à la décision du médecin.

S
"En réintégrant dans le projet de loi l’obligation systématique d’information du dépistage de la trisomie 21 à des femmes qui ne sont pourtant pas égales face à ce risque, le Sénat a fait le choix de l’eugénisme. De fait, il instaure légalement une politique d’éradication de tous les enfants à naître porteurs de cette anomalie chromosomique, bafouant le Code civil qui dispose dans son article 16-4 que « toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite ». Les députés auront-ils le courage en seconde lecture de revenir sur un vote qui fait violence au respect de la dignité humaine des plus vulnérables ?"Dixit Pierre-Olivier Arduin

Actuellement, le test sanguin de dépistage associé à l'échographie du premier trimestre permet d'établir un pourcentage du risque d'anomalies.

Le diagnostic prénatal restera systématique et ne sera pas soumis à la décision du médecin.

Le risque d'anomalie chez un enfant à naître doit-il être mesuré systématiquement? Le dépistage étendu de la trisomie 21 relève-t-il de l'eugénisme? Est-ce au médecin ou aux parents d'initier les tests de dépistage prénatal? Après l'Assemblée, au Sénat de trancher mercredi soir ces questions polémiques dans le cadre de l'examen du projet de loi relatif à la bioéthique. Le suivi médical des grossesses en France ne changera pas.
En février, un amendement de Jean Leonetti (UMP), adopté à l'Assemblée nationale, contre l'avis du ministre de la Santé, a mis le feu aux poudres. Ce dernier précise que le diagnostic prénatal serait proposé à la femme enceinte «lorsque les conditions médicales le nécessitent» et non plus dans tous les cas.

«On privilégie en fait le pouvoir du médecin»

La polémique sur le dépistage de la trisomie au Sénat

Le Figaro - ‎7 avr. 2011‎
Actuellement, le test sanguin de dépistage associé à l'échographie du premier trimestre permet d'établir un pourcentage du risque d'anomalies. Crédits photo : DIDIER PALLAGES/AFP Le diagnostic prénatal restera systématique et ne sera pas soumis à la ...

Le dépistage de la trisomie 21 restera systématique

Magic Maman - ‎Il y a 2 heures ‎
Alors qu'en mars dernier, l'Assemblée Nationale a voté l'amendement du député UMP Jean Leonetti afin de limiter les dépistages des anomalies génétiques comme la trisomie 21, le Sénat n'a, lui, pas donné son accord. Le dépistage de la trisomie 21 ...

Le Sénat fait le choix de l'eugénisme

Fondation de service politique - ‎Il y a 5 heures ‎
Lors de l'examen en février du projet de loi relatif à la bioéthique, les députés avaient adopté un amendement marquant leur souci de desserrer l'étau du dépistage prénatal en supprimant l'obligation faite aux médecins de le proposer systématiquement à ...

Le Sénat veut maintenir l'organisation systématique du DPN

Gènéthique - ‎7 avr. 2011‎
Le 7 avril 2011 au soir, le Sénat a rejeté l'amendement, adopté par les députés en février dernier, disposant que les examens de diagnostic prénatal (DPN) sont proposés aux femmes enceintes "lorsque les conditions médicales le nécessitent" et non de ...

Trisomie 21 : le dépistage prénatal reste systématique

Famili - ‎7 avr. 2011‎
Hier soir, les sénateurs ont rejeté l'amendement du député UMP Jean Leonetti - adopté à l'Assemblée nationale en février dernier - visant à proposer le dépistage de la trisomie 21, uniquement aux femmes enceintes les plus à risques. ...

Actuellement, le test sanguin de dépistage - qui concerne avant tout la trisomie 21 - est proposé à toutes les femmes. La majorité d'entre elles s'y soumettent mais elles peuvent cependant le refuser. Son résultat, associé à l'échographie du premier trimestre et à des indicateurs tels que l'âge, permet d'établir un pourcentage du risque d'anomalies. S'il est élevé, la femme peut faire des examens plus poussés (biopsie ou amniocentèse) avec un risque de fausse couche.
En commission, les sénateurs ont décidé de supprimer l'amendement controversé de crainte que le dépistage ne soit plus la règle et que certains médecins ne le proposent qu'aux femmes jugées les plus à risque. Un soulagement pour les sociétés savantes de gynécologie et d'échographie qui avaient lancé un appel contre ce changement. «70% des enfants trisomiques naissent de mères de moins de 38 ans», plus nombreuses à enfanter, souligne Nicolas Fries, président du Collège français d'échographie fœtale.
«Bien malin le médecin qui peut affirmer qu'une femme n'est pas à risque», ajoute Joëlle Belaisch-Allart, vice-présidente de la Société française de gynécologie. En voulant renforcer le libre choix des femmes à réaliser ou non un dépistage, «on privilégie en fait le pouvoir du médecin», estime le rapporteur de la loi au Sénat, l'UMP Alain Milon. À l'origine de la suppression de l'amendement Leonetti, il craignait aussi que les futures mères soient inégalement informées, selon le bon vouloir de chaque médecin. Reste un constat choquant pour nombre de professionnels de santé et d'associations: 96% des diagnostics prénataux révélant une trisomie 21 conduisent à un avortement.

«Les grossesses deviennent anxiogènes»

«Nous assistons à une traque du handicap. Le Sénat risque d'ancrer le dépistage systématique dans les esprits», s'insurge le Dr Patrick Leblanc du comité pour sauver la médecine prénatale. L'association Alliance pour les droits de la vie, estime en outre que «les grossesses deviennent anxiogènes du fait de la multiplicité des propositions de dépistage». «L'organisation d'un dépistage prénatal obligatoire pour les médecins induit une problématique d'eugénisme», dénonce enfin la fondation Jérôme Lejeune.
«C'est un abus de langage, rétorque Joëlle Belaisch-Allart. Il n'y a pas de politique de dépistage obligatoire.» Auteur de la proposition controversée, Jean Leonetti tente de calmer le jeu: «Le dépistage de la trisomie doit rester systématiquement proposé aux femmes. J'avais cru trouver une formule consensuelle et adaptée à un futur proche où des diagnostics prénataux en tout genre vont se multiplier.» Mercredi soir, les sénateurs ont décidé que le dépistage resterait effectivement systématique.
Par Agnès Leclair sur http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/04/06/01016-20110406ARTFIG00708-la-polemique-sur-le-depistage-de-la-trisomie-au-senat.php 
LIRE AUSSI :
» Trisomie 21 : premier essai thérapeutique encourageant
» Quand la loi bioéthique change la vie des Français
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jeudi 7 avril 2011

conférence annuelle des Echos Retraite et Prévoyance: les impacts de la réforme pour les acteurs de ce secteur.



http://www.exonerationfiscale.com/wp-content/uploads/2010/04/reforme-retraite.jpg 
La CNAV ne croule pas sous les questions sur la réforme des retraites
L’entrée en application de la réforme des retraites, le 1erjuillet prochain, approche. Pourtant le 39 60, le numéro d’appel unique mis en place par la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse pour répondre aux questions des futurs retraités note une augmentation des trafics mais pas une avalanche de questions, a constaté  Pierre Mayeur, directeur général de la CNAV, à la première conférence annuelle des Echos Retraite et Prévoyance, qui s’est tenue le 17 mars à Paris et qui était centrée bien évidemment sur les impacts de la réforme pour les acteurs de ce secteur.
La CNAV ne reçoit pratiquement pas de questions à ce stade sur la possibilité de bénéficier d’un départ anticipé en invoquant la pénibilité du travail accompli et ses séquelles. Les textes réglementaires sur ce sujet sont prêts, en cours d’examen par le Conseil d’Etat, mais pas encore publiés il est vrai, a précisé Dominique Libault, Directeur de la Sécurité Sociale au ministère du Travail, ce qui explique peut-être que les questions n’arrivent pas encore. De plus, le passage à 62 ans étant progressif, l’enjeu n’est que de quatre mois pour les premières personnes touchées par la réforme. Tant que la prévention de la pénibilité ne fera pas ses effets on va pourtant bien avoir à traiter à relativement court terme le problème d’un certain nombre de travailleurs « usés » s’inquiétait Valerie Delahaye-Guillocheau, chef de service à la Direction Générale du Travail. 
Les plus inquiets parmi les futurs retraités, ceux qui pour le moment interrogent le plus la CNAV, sont les chômeurs « âgés » des générations touchés par le recul du départ à la retraite, ceux qui sont nés entre 1951 et 1956, les 55-60 ans, qui voient en plus disparaître progressivement la dispense de recherche d’emploi dont ils bénéficiaient de la part de l’assurance chômage.
Les cadres vont percevoir leur retraite mensuellement
Dans deux ou trois ans les retraités devraient percevoir leurs retraites complémentaires AGIRC-ARRCO mensuellement, comme leur retraite de base, et non pas une fois en début de trimestre comme c’est le cas aujourd’hui, a expliqué Jean-Jacques Marette, Directeur général AGIRC-ARRCO. L’effet espéré de ce décalage de paiement dans le temps semble considérable : 10 milliards d’euros et plus si on y ajoute les produits que ces régimes espèrent du placement de ces 10 milliards. AGIRC et ARRCO gèrent en effet un matelas de réserves qui est encore d’une soixantaine de milliards d’euros mais qui menaçait d’être entamé s’il n’y avait pas eu accord entre les partenaires sociaux le 18 mars puisque les comptes sont passés dans le rouge à partir de 2010.
Le COPILOR est-il un clone du COR ?
Pendant tout le débat sur les retraites on a pris l’habitude d’entendre parler des projections du COR (Conseil d’Orientation des Retraites). Son président, Raphaël Hadas-Lebel, est d’ailleurs très fier qu’il ait pu produire des projections chiffrées qui n’ont pas fait l’objet de contestations, comme il l’a dit le 17 mars à la conférence Retraite et Prévoyance des Echos. Du coup, il considère avec une certaine perplexité pour ne pas dire plus la création du Comité de Pilotage des Organismes de Retraites ou COPILOR dont il s’étonne qu’il ressemble un peu à un clone du COR, beaucoup de personnes siégeant au conseil des deux organismes. Pour lui le domaine du COR devrait rester « l’expertise » et celui du COPILOR le « dialogue » entre les différentes parties prenantes de la réforme des retraites.
L’emploi des seniors progresse-t-il ?
Un des paris de la réforme des retraites c’est qu’en 2018 on retrouvera à 62 ans « les conditions d’emploi actuelles à 60 ans », autrement dit que la part des seniors au travail dans chaque classe d’âge va se déplacer de deux ans, a expliqué Dominique Libault, du ministère du Travail. D’où l’importance d’un changement de mentalité des employeurs et des accords sur l’employabilité des seniors, que l’Etat a exigé des entreprises sous menace d’une taxe équivalent à 1% de la masse salariale. D’après un premier sondage, les trois points que l’on retrouve traités dans bon nombre de ces accords sont l’accès à la formation des seniors, le développement du tutorat et des systèmes d’anticipation de l’évolution des carrières, d’après  Valérie Delahaye-Guillocheau, chef de service à la Direction Générale du Travail. 
Laurent Marquet de Vasselot, Avocat associé du cabinet CMS Bureau Francis Lefebvre s’est déclaré cependant sceptique sur l’évolution des mentalités. Il craint qu’une bonne partie des ruptures conventionnelles désormais autorisées par la loi ne recouvrent des départs de seniors, point de vue contesté par Valérie Delahaye-Guillocheau qui assure que 10% seulement des ruptures conventionnelles concernent des plus de 50 ans. Laurent Marquet de Vasselot souligne d’autre part que les plans sociaux continuent à prévoir des systèmes de départ volontaire qui intéressent surtout cette population.
On commence  seulement à entrevoir les questions posées aux entreprises par une modification réglementaire qui fait encore peu parler d’elle : l’impossibilité de mettre un salarié à la retraite d’office avant 70 ans au lieu de 65 ans comme avant. Philippe Thurat, Directeur de la diversité et de l’égalité des chances du groupe Areva « a du mal à faire comprendre au management que si les gens ne veulent pas partir c’est 70 ans ». Florence Duprat-Cerri,             avocat, CMS Bureau Francis Lefebvre, anticipe d’ailleurs que la difficulté de faire partir certains dirigeants avant 70 ans pourrait inciter des entreprises à recourir encore à l’article 39, autrement dit à la « retraite chapeau », malgré son matraquage fiscal. L’entreprise ouvrirait une fenêtre de un ou deux ans pendant laquelle le dirigeant pourrait bénéficier d’une telle retraite supplémentaire…à condition qu’il quitte l’entreprise.
La hache de guerre est enterrée entre capitalisation et répartition mais…
Plusieurs orateurs l’ont souligné à la première conférence retraite des Echos, le 17 mars, les assauts contre les retraites par répartition ne sont plus de saison. Les défenseurs des retraites par capitalisation se contentent jusqu’à preuve du contraire du domaine des retraites supplémentaires qui viennent s’ajouter, si les entreprises ou les individus le souhaitent, au socle de la retraite de base et des retraites complémentaires par répartition.
On ne retrouvait les accents des anciens discours en faveur de la capitalisation que dans la défense passionnée du système de la rente par Gilles Dupin, PDG du groupe Monceau, soulignant que celle-ci permet de sécuriser sa propre retraite en se constituant un capital. Ou dans les regrets de Michel Le Boëdec, Président de l’AFPEN ( Association Française Professionnelle de l’Epargne Retraite) qui souhaiterait que la retraite supplémentaire devienne obligatoire. Notons au passage que cette idée d’adhésion obligatoire est déjà évoquée avec un consensus plus fort pour l’assurance dépendance. Or il semble difficile de multiplier les adhésions obligatoires.
La crise financière avec ses conséquences pour les fonds de pension – même si elle a été peu évoquée le 17 mars – a certainement contribué à mettre en sommeil les ambitions des tenants du tout capitalisation. Peuvent-elles être réveillées par le débat « systémique » sur l’architecture du système de retraite dont il est toujours question ? A priori si on se met à rediscuter des possibles remises à plat complètes du système de retraite tout est possible, mais pour le moment c’est plutôt un débat sur un éventuel passage à un système par points pour le régime de base comme pour les complémentaires qui est évoqué.
Faute d’un retour en grand de la capitalisation, les acteurs du marché des retraites supplémentaires comptent moins à court terme sur une révolution que sur la « pédagogie », selon l’expression de Patrick Lamy, Directeur des affaires juridiques et fiscales de BNP Paris Epargne et retraite Entreprises. Ils martèlent en direction des jeunes l’idée selon laquelle les taux de remplacement de la retraite par rapport au dernier revenu d’activité vont continuer à se dégrader et qu’ils ont dont intérêt à se constituer une épargne retraite personnelle. A court terme ils veulent essayer de toucher les individus plus que les entreprises, celles-ci ayant trop d’augmentations diverses de cotisations à intégrer pour avoir envie d’abonder de nouveaux systèmes de retraite supplémentaire.
Ce qui fait vraiment mal sur les retraites chapeau
A entendre les différents spécialistes qui se sont exprimés le 17 mars à la conférence retraite et prévoyance des Echos ce qui pose le plus de problèmes aux entreprises dans l’avalanche de mesures anti retraites chapeau qui se sont accumulées dernièrement n’est pas l’augmentation des taxes à payer par l’entreprise. C’est d’abord le risque d’image qui a conduit certaines entreprises cotées à s’interroger sur ce système tant décrié, dit Arnaud Sangle-Ferrière, directeur grands comptes Epargne et retraite collective de Allianz. Le patronat avait d’ailleurs été le premier à tenter de l’endiguer par un code de bonne conduite. L’autre effet difficile à gérer est celui sur les bénéficiaires, désormais taxés pour les retraites les plus généreuses à 14%. Alain Polleux, directeur épargne et retraite d’entreprise de AXA France, s’attend à des moments difficiles entre les entreprises et les bénéficiaires ou leurs conseils pour discuter des conséquences de cette taxation et de la manière d’y remédier.
Les retraites chapeau sont-elles condamnées ? Arnaud Sangle-Ferrière a proposé un tableau de calculs (que l’on peut retrouver dans la documentation de la conférence), montrant que dans certaines simulations, les retraites chapeau restent d’un bon rendement pour l’employeur et le salarié malgré les nouveaux prélèvements. D’autres orateurs ont cependant estimé que l’alourdissement des prélèvements les rend nettement moins intéressantes.
Reste, font remarquer les défenseurs les plus éloquents de ce système, que les retraites chapeau répondent à des besoins spécifiques : taux de remplacement faibles pour les hautes rémunérations, carrières à trou, carrières incomplètes.
Les retraites article 83 et les PERCO favorisés par la réforme des retraites


La loi portant réforme des retraites a conforté l’idée qu’un pilier de retraite supplémentaire existe mais n’a rien révolutionné. Elle a cependant renforcé l’intérêt des contrats collectifs d’entreprise à cotisations définies dits article 83 et des PERCO (Plans d’épargne retraite collectifs à adhésion individuelle). L’innovation, saluée par la plupart des participants à la conférence Retraite et Prévoyance des Echos est la possibilité pour les salariés d’ajouter volontairement de l’épargne personnelle à leur compte dans un contrat article 83. Le coup de pouce pour le PERCO est la possibilité d’y basculer par défaut 50% de la participation si le salarié ne demande pas une autre affectation.
De l’avis des participants, le PERCO reste le produit idéal pour tenter d’intéresser les jeunes salariés à leur épargne retraite. En effet, prévu pour servir une rente au moment de la retraite, il permet cependant de récupérer son capital en cas d’acquisition de la résidence principale. Dans un certain nombre d’entreprises ils restent une possibilité un peu théorique. Mais son existence permet aux dirigeants de penser à leur propre retraite sans que l’administration puisse leur reprocher de ne pas avoir fait le nécessaire pour le personnel.
L’article 83 est un outil puissant mais certains participants redoutaient le coût de gestion pour les assureurs de multiples participations individuelles de taille modeste. Tant que l’assureur dialogue avec la direction des ressources humaines et les représentants du personnel le dispositif est relativement simple. S’il faut répondre à des questions individuelles, le dispositif devient beaucoup plus lourd. Autre inquiétude qui commence à poindre. Comme dans tous les domaines, les entreprises commencent à s’inquiéter des possibilités de mise en cause de leur responsabilité. Que se passe-t-il si un salarié mécontent attaque un jour l’entreprise pour l’avoir incité à investir son épargne retraite dans un dispositif qui s’avère décevant ?
Le risque de discrimination n’est pas théorique
Pour éviter que les dirigeants ne pensent qu’à eux ou à une catégorie de personnel, les possibilités de ne pas assurer à tout le personnel le même système de retraite article 83 sont très encadrées. Les experts de CMS Bureau Francis Lefebvre ont mis en garde les participants à la conférence Retraite et Prévoyance des Echos sur le fait que les risques de poursuites de l’entreprise pour discrimination ne sont pas théoriques. L’exposé de Marie-France Mazars, conseiller doyen de la chambre sociale de la cour de Cassation a permis de toucher du doigt la réalité des procédures et de la jurisprudence dont l’évolution a beaucoup inquiété les entreprises.
L’administration tente de sécuriser les entreprises en préparant un décret en conseil d’Etat qui décrit un peu plus précisément les cas dans lesquels une partie des salariés (les cadres par exemple) peuvent bénéficier d’un système différent des autres pour la retraite supplémentaire ou pour la prévoyance (on peut prévoir par exemple le cas des salariés déjà couverts par leur conjoint). Pris dans le cadre du droit de la sécurité sociale ce décret et ses applications ne seraient pas en principe attaquables sur la base du droit du travail, terrain sur lequel s’est développée la jurisprudence, a expliqué Jonathan Bosredon, Sous-directeur du financement de la Sécurité Sociale.
L’effet de la réforme des retraites sur les comptes des assureurs et des entreprises
Le décalage progressif de 60 à 62 ans de l’âge légal de la retraite a de multiples effets sur les comptes des assureurs et des entreprises. Cotisées plus longtemps et prises plus tard, les retraites supplémentaires à cotisations définies deviennent plus intéressantes pour le bénéficiaire, estime Guillaume Leroy, Actuaire associé, Winter & associés. De même les retraites à prestations définies deviennent en principe moins coûteuses. Curieusement ces raisonnement semblent faire abstraction de l’allongement de la durée de vie qui sous tend la réforme des retraites et de l’effet qu’elle aura sur le calcul des rentes.
Par ailleurs, une population plus âgée, les 60-62 ans, va être couverte par les contrats santé et prévoyance des entreprises pour ceux des salariés qui seront toujours au travail à ces âges là. Plus âgés ils présentent plus de risque de maladie, d’invalidité ou de décès. Mais ce n’est pas l’effet le plus coûteux. Le plus fort impact concerne les provisions constituées par les assureurs pour couvrir les salariés en invalidité ou en risque d’invalidité dont le passage à la retraite sera progressivement décalé de deux ans, ont expliqué Pierre Aurelly, Directeur technique de AG2R La Mondiale et Olivier Tabard, Directeur Santé du Groupe Novalis Taitbout. Tous ces effets n’ont qu’un impact progressif sur le coût pour les entreprises des contrats en cours. En revanche pour les nouveaux contrats ils motivent dès 2011 des augmentations tarifaires de 3,5 à 7%.

Entendu à la conférence Retraite et Prévoyance des Echos, le 17 mars à Paris par Jean-Claude Hazera, journaliste.Les Echos Conferences

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6ème conférence annuelle des Echos sur la dépendance: faire face a la limitation de la générosité de l’Etat



Roselyne Bachelot
Rien n’est moins sûr que le coût généralement évoqué de la dépendance. Avant de s’interroger sur la manière de financer l’aide aux personnes dépendantes dans l’avenir il serait bon de savoir précisément ce qu’on leur consacre aujourd’hui et ce qui manque. On est encore loin si on en juge par ce qui s’est dit à la 6ème conférence annuelle des Echos sur la dépendance où on a évidemment beaucoup parlé de la grande réforme relancée par le Président de la République.
On évoque régulièrement deux sommes : 25 milliards d’euros par an dont 5 milliards à la charge des départements. La ministre en charge des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, s’appuie sur ces données pour dire qu’on parle trop des départements et de leur problèmes pour financer l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) et pas assez de la contribution de l’Etat qui financerait 80% de l’ensemble.
Laurent Vachey, directeur de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pur l’Autonomie),  institution dont madame Bachelot pense le plus grand bien, nuance fortement ces chiffres. En effet, dans les 25 milliards en 2009 on compte dans des proportions très importantes les dépenses de santé des personnes dépendantes (quelle différence entre les dépenses pour soigner le cancer d’une personne dépendante ou d’une personne autonome ?) et des exonérations fiscales et autres allocations logement dont la part imputable à la dépendance n’est pas claire. Ce qui est clair en revanche c’est la limite de la générosité de l’Etat. Les nouvelles mesures promises par le gouvernement dans les projets de budget et de loi de financement de la sécurité sociale à l’automne prochain ne devront ni augmenter le déficit et la dette de l’Etat ni peser sur le coût du travail.
La partie encore plus mal évaluée des dépenses est celle qui reste à la charge des familles. Madame Bachelot évoque un « budget total » de 30 milliards pour les personnes âgées dépendantes dont 23 à 25 venant de la solidarité ce qui laisse supposer que les familles contribueraient pour 5 à 7 milliards. D’autres, par exemple René Caillet, de la Fédération Hospitalière de France évoquent un reste à charge moyen de 1000 euros par mois pour les pensionnaires des établissements. Si on applique cet ordre de grandeur aux 1,1 millions de personnes bénéficiaires de l’APA on frôlerait les 14 milliards par an.

Dernier élément, tous les spécialistes de terrain entendus à la conférence dépendance des Echos, qu’ils soient responsables d’établissements ou d’aide à domicile se plaignent de budgets terriblement contraints qui ne permettent pas de rendre convenablement les services d’aide théoriquement organisés. Pascal Champvert, président de l’Association des Directeurs au service des personnes âgées (AD - PA) prend pour exemple les personnes dépendantes dont on expédie le repas en 10 minutes par ce que le personnel d’assistance ne peut pas leur consacrer plus de temps.  Quelque soit le budget réel, notamment celui de l’APA, il est donc jugé insuffisant sur le terrain.

La part des assurances dépendance est modeste

5 millions de personnes environ sont assurées pour leur risque dépendance. C’est peu. En fait parmi les plus de 60 ans, 10% seulement des Français sont assurés, souligne Stéphan Reuge, directeur de BTP prévoyance. Comparées aux sommes globales en jeu (voir ci dessus) ces cotisations restent modestes : 400 millions d’euros  collectés en 2009, rappelle Olivier Picaud, Président de R&B Partners. Les rentes versées ou promises, tournant entre 300 et  500 euros par mois « ne sont que des briques de solution » parmi d’autres financements estime Yves Hérault de AXA France. L’assurance dépendance n’est pas rentrée dans les mœurs et l’annonce d’un nouveau plan de réforme a plutôt ralenti le rythme des souscriptions. C’est en effet l’attentisme qui domine en attendant de voir ce que va décider l’Etat. Les gros bataillons d’assurés sont en fait des fonctionnaires - 3 millions d’assurés de la MFP (Mutualité Fonction Publique) ou assimilés - la Mutuelle générale qui en revendique 450 000 assure le personnel de la Poste et de France Telecom. Dans les deux cas l’assurance dépendance est associée à une complémentaire santé.

Cela n’empêche pas les assureurs d’être assez imaginatifs et de développer des produits qui cherchent à aller au delà de la simple promesse de versement d’une rente en cas de malheur. Edouard Bidou, directeur innovation et développement du Groupe Prévoir, décrit ainsi un contrat très axé sur la prévention qui oblige les souscripteurs à se prêter à une visite de prévention (dont les données ne sont pas communiquées à l’assureur). Nicolas Gusdorf, Directeur général de Mutuaide Assitance (Groupama) explique que le contrat de son groupe donne droit à l’assistance dès la souscription ce qui permet au dépendant potentiel de mieux s’organiser et de mieux prévenir son éventuelle dépendance. Enfin AXA prévoit dans ses contrats collectifs d’aider les salariés que la dépendance d’un de leurs proches transforme en « aidant »  (la moitié des aidants ont une activité professionnelle estime Jean-Claude Reuzeau, Directeur de la Caisse assurance retraite et santé au travail de Languedoc Roussillon sur la base d’une expérience dans l’Hérault).

L’assurance obligatoire ne choquerait pas mais…

Tous les participants à la 6ème conférence dépendance des Echos sont prêts à laisser une place aux assureurs privés dans le futur système de financement de l’aide aux personnes âgées dépendantes. La ministre Roselyne Bachelot traduit ce consensus en constatant que « le recours à l’assurance n’est un tabou pour personne » si - et le si est manifestement important- elle s’ajoute à un « socle » de solidarité. Pascal Champvert, Président de AD-PA (Association des Directeurs au service des Personnes Agées) rappelle la position prise par le conseil de la CNSA (la Caisse Nationale de Solidarité) en faveur de ce fameux socle de solidarité avec un « supplément » d’assurance (à ne pas confondre avec un complément).

Néanmoins l’idée d’une assurance obligatoire ne semble pas non plus être un tabou. Certains l’évoquent au delà d’un certain âge seulement mais plusieurs participants la voient générale et concernant aussi les jeunes. En effet, dans le cadre d’une mutualisation large, le poids de la dépendance n’a rien à voir avec celui des retraites, rappelle Françoise Forette, médecin, Directrice de la Fondation  Nationale de Gérontologie, reprenant la thèse de Jacques Attali. Il s’agirait de faire financer un risque touchant 1 à 2 millions de personnes par 40 millions de français (actifs plus retraités).

C’est moins un problème de principe qu’une question pratique qui limite l’enthousiasme pour l’assurance obligatoire : quelle serait la sanction pour ceux qui ne souscrivent pas et qui appliquerait cette sanction ?  La question est soulevée notamment par Pierre Jamet, directeur général des services du département du Rhône. Quel sera le « bâton » renchérit Stéphan Reuge, directeur de BTP Prévoyance ?

Peut-on imaginer - comme pour l’automobile- une caisse de garantie financée par tous les assurés qui prendrait en charge les non assurés, s’interroge Valerie Rosso-Debord, député UMP de Meurthe et Moselle, auteur d’un rapport sur la dépendance ?
La tentation est de s’appuyer sur un produit existant, les complémentaires santé, qui couvre désormais 93% de la population.  La cotisation sur une population aussi large serait relativement légère mais cette ponction sur le pouvoir d’achat se heurterait quand même à des réticences, estiment plusieurs participants. Sur le terrain, des assurés de plus en plus nombreux demandent des réductions de garanties pour diminuer leurs cotisations dit Jacques Viallet président de ADREA mutuelle Alpes Dauphiné. Yves Hérault, directeur en charge du développement de l’activité prévoyance et dépendance pour  AXA Assurances collectives  confirme.

Une autre solution consisterait à toucher massivement le public des salariés à travers les contrats de groupe d’entreprise avec les mêmes effets que pour l’assurance décès. « Il faut collecter plus et plus tôt » explique Olivier Picaud de R&B Partners à l’appui de cette thèse. Cette solution aurait pour inconvénient de laisser en dehors du système les non salariés et les retraités déjà sortis des entreprises.

L’intervention la plus étonnante sur ce thème a été finalement celle de Yves Hérault, de         AXA. Il a d’abord constaté que cette question de l’assurance obligatoire « rentre par la fenêtre quand on la chasse par la porte » mais la suite traduisait l’enthousiasme finalement modéré des assureurs sur ce marché. « La nation, s’est-il interrogé, a-t-elle besoin d’immobiliser les fonds propres des assureurs pour organiser un système de répartition » ? Où l’on revient au « socle de solidarité » et à la nécessité de préciser la notion de cinquième risque et le financement de ce socle.

Les classes moyennes au centre du problème

Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a officialisé d’emblée, dès l’ouverture de la 6ème conférence dépendance des Echos,  une idée souvent évoquée: le « reste à charge » des classes moyennes constitue un problème à résoudre d’urgence. Par classes moyennes on entend les personnes dont les revenus sont trop élevés pour qu’elles aient droit à l’APA sans important « ticket modérateur » et pas assez élevés pour leur permettre de prendre à leur charge sans problème le fardeau financier de l’aide dont ellesont besoin. Un seul participant s’est risqué à situer plus précisément les personnes concernées. Pierre Jamet, directeur général des services du département du Rhône estime que le gros problème concerne les personnes âgées dont les revenus vont de 1 000 à 2 100 euros par mois.

Le recours sur succession est une fausse bonne idée

A nouveau évoqué récemment au Sénat, le recours sur succession après le décès des personnes âgées dépendantes bénéficiaires d’une aide n’enthousiasmait toujours pas la plupart des intervenant à la 6ème conférence dépendance des Echos. Même s’il a été atténué. Le dernier état du projet évoque un recours plafonné à 20 000 euros sur les patrimoines supérieurs à 150 000 ou 200 000 euros. Argument en général évoqué : les personnes âgées préfèreront trop souvent se priver de tout recours à l’aide publique plutôt que de menacer le patrimoine transmis à leurs héritiers. Pascal Champvert, président de AD-PA, le plus farouche opposant à cette idée, développe un argument éthique de principe beaucoup plus global : pourquoi les héritiers qui ont eu la chance de ne pas avoir à s’occuper de parents dépendants percevraient-ils leur héritage complet tandis que ceux qui ont déjà eu la malchance d’avoir un ou des parents dépendants verraient le leur amputé ?

Les places ne manquent pas dans les établissements pour personnes âgées

Contrairement à ce qu’on entend dire habituellement les places ne devraient pas manquer dans les établissements d’accueil pour personnes âgées à en croire ce qu’on dit le 10 mars à la conférence dépendance des Echos René Caillé de la Fédération Hospitalière Française (secteur public) et Florence Arnaiz-Maume du Synerpa (Secteur privé). L’un comme l’autre ont évoqué des « chambres vides » après une période où l’on a beaucoup construit, notamment dans le privé grâce à l’appel d’air créé par les financements de la journée nationale de solidarité. En effet la préférence pour le maintient à domicile est massive et le recours à ces établissements de plus en plus tardifs. De plus les nonagénaires, appartenant aux classes creuses postérieures à la guerre de 14-18, sont relativement peu nombreux en ce moment. L’impression de pénurie doit cependant rester une réalité dans de nombreuses régions. Des cartes montrées par  Claudy Jarry, président de la FNADEPA  (Fédération des associations et directeurs d’établissement),    font en effet apparaître de sensibles inégalités géographiques, notamment si on met en regard la proportion dans chaque région de personnes ayant des moyens économiques limités et celle des places les moins chères, insiste Vincent Renault de la FEHAP (privé à but non lucratif). 

Entendu à la conférence Dépendance 2011 des Echos, le 10 mars à Paris, par Jean-Claude Hazera, journaliste. Les Echos Conferences



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Assurance, banque, famille, impôts, logement, santé, travail, voiture... Combien de temps garder vos papiers ?

Papiers à conserver

Principe

Le délai de conservation des papiers varie selon leur nature.
En matière civile, le délai de droit commun pour agir en justice est de 5 ans, les preuves doivent donc être conservées pendant cette durée.
Néanmoins, le délai de conservation de certains documents peut être plus ou moins important.

Assurance

Type de document
Durée de conservation
Précisions
Quittances et primes
2 ans
Quittances, avis d'échéance, preuve du règlement, courrier de résiliation, accusé de réception
Contrats d'assurance habitation et automobile
Durée du contrat + 2 ans
Contrat conservé tant qu'il n'est pas résilié puis 2 ans après sa résiliation.
Factures d'achat et de réparation conservées pendant toute la durée du contrat
Dossier "dommages corporels"
10 ans
Factures, expertises et certificats médicaux conservés 10 ans après la fin de l'indemnisation, voire plus longtemps si des séquelles sont prévisibles.
Assurance sur la vie et assurance décès
Durée du contrat + 10 ans
Possibilité pour le bénéficiaire de faire valoir ses droits pendant 10 ans à partir de la date à laquelle il a eu connaissance du contrat d'assurance vie.

Voiture

Type de document
Durée de conservation
Précisions
Contravention
3 ans
A compter de la condamnation
Facture (achat, réparation...)
Durée de conservation du véhicule
-

Banque

Type de document
Durée de conservation
Précisions
Chèques à encaisser
1 an et 8 jours
Passé ce délai, la banque n'a pas à le payer
Prêt à la consommation
2 ans
À compter de la dernière échéance du crédit
Prêt immobilier
2 ans
À compter de la dernière échéance de l'emprunt
Relevé de compte, virement, prélèvement, remise de chèque ou d'espèce, talons de chèque
5 ans
Délai de l'action civile

Attention : s'ils contiennent des informations sur des créances dont la nature fait courir une prescription plus longue, les talons de chèque et relevés de compte doivent être conservés plus longtemps.

Famille

Type de document
Durée de conservation
Précisions
Actes d'état civil (copies intégrales et extraits)
Indéfinie
Actes d'état civil valables en principe sans limitation de date. Toutefois, certaines procédures exigent un acte d'état civil récent.
Remboursement des cotisations d'allocations familiales
3 ans
Délai de 3 ans pour réclamer le remboursement des sommes indûment versées (sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration).
Jugement de divorce, jugement d'adoption
Indéfinie
En cas de perte, une copie sera fournie par le tribunal.
Acte de reconnaissance d'un enfant
Indéfinie
La mairie peut en délivrer une copie.
Mariage (contrat, documents relatifs aux biens apportés ou acquis lors du mariage par donation ou legs )
Indéfinie
En cas de perte du contrat de mariage, s'adresser au notaire qui l'a établi,
Livret de famille
Indéfinie
En cas de perte, un duplicata peut être obtenu à la mairie.
Testament , succession
Indéfinie
-

Logement

Type de document
Durée de conservation
Précisions
Factures d'électricité et de gaz
2 ans
-
Factures d'eau
4 ou 2 ans
Pour un prestataire public : 4 ans
Pour un prestataire privé : 2 ans
Facture de téléphone
1 an
-
Factures liées aux travaux
10 ou 30 ans
Dépend de la nature des travaux
Certificat de ramonage
1 an
-
Attestation d'entretien annuel des chaudières dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kilowatts
2 ans
-
Titre de propriété
Indéfinie
Jusqu'à la revente
Charges de copropriété et correspondances avec le syndic
10 ans
-
Procès-verbaux des assemblées de copropriété
10 ans
Délai de contestation des décisions prises par les assemblées
Contrat de location
Durée de la location + 5 années
État des lieux et quittance de versement du dépôt de garantie à conserver jusqu'au remboursement.
Inventaire du mobilier pour les locations meublées
Indéfinie
Pendant toute la durée de la location.
Quittance de loyer
5 ans
-

Impôts et taxes

Type de document
Durée de conservation
Précisions
Impôt sur le revenu
3 ans
À compter de l'année qui suit l'année d'imposition.
(exemple : déclaration de revenus de 2009 est à conserver jusqu'à la fin 2012).
Impôts locaux (taxe foncière, taxe d'habitation)
1 an
À conserver jusqu'à la fin de l'année au titre de laquelle l'imposition est due.
Preuve du paiement des impôts
4 ans
-

Travail

Type de document
Durée de conservation
Précisions
Bulletin de salaire, contrat de travail, certificats de travail
Indéfinie
Jusqu'à la liquidation de la retraite
Pièces utiles pour réclamer le paiement (salaire, indemnité de licenciement)
5 ans
-
Allocations chômage
2 ou 3 ans
Délai de 2 ans pour réclamer le paiement des allocations chômage
Délai de 3 ans pour réclamer les sommes indûment versées
Titres de paiement de la pension de retraite
Indéfinie
Ils peuvent être demandés pour le calcul des droits à la pension de réversion, s'il y a lieu.

Santé

Type de document
Durée de conservation
Précisions
Remboursement d'assurance maladie et maternité
2 ans
Les caisses disposent d'un délai de 2 ans pour réclamer le remboursement des sommes indûment versées (sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration).
Mutuelle (carte, remboursement, ...)
Variable
Au minimum suivant les délais prévus dans le contrat pour adresser une demande de remboursement.
Ordonnance
1 an
La délivrance de la plupart des médicaments peut se faire dans l'année qui suit leur prescription.
Versement d'indemnités journalières
Variable
Au minimum jusqu'à la liquidation des droits à retraite dans l'hypothèse où la validation de ces périodes n'aurait pas été faite.
Accident du travail : remboursements, indemnités journalières, certificats et examens médicaux
Indéfinie
Utilité des documents en cas de rechute ou d'aggravation de l'état de santé de la victime.
Capital décès
2 ans
À compter du jour du décès.
Carnet de vaccination, carte de groupe sanguin, carnet de santé
Indéfinie
Carnet de santé à conserver au moins pendant la minorité de l'enfant.
Certificats, examens médicaux, radiographies
Indéfinie
Utilité des documents en cas de rechute ou d'aggravation de l'état de santé.

Papiers d'une personne décédée

les délais de conservation des papiers d'une personne décédée sont ceux qui sont indiqués ci-dessus, car certains de ces documents peuvent prouver des dettes ou des créances qui sont transmises aux ayants-droits lors de la succession.
Mis à jour le 16.04.2010 par Direction de l'information légale et administrative
Références
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