vendredi 18 février 2011

Aide à l’autonomie : Roselyne Bachelot-Narquin et Marie-Anne Montchamp débattent avec le Conseil de la CNSA

http://www.cnsa.fr/IMG/photo_bando_mdph.jpgLe Conseil de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, réuni le 14.02.2011 en session extraordinaire sous la présidence de Francis Idrac, a reçu Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, et Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale. Les ministres ont rappelé les enjeux et les modalités d’organisation du « débat national sur la dépendance » et évoqué le bilan de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

Le Conseil affirme sa participation au débat national


Au cœur des réflexions sur un nouveau champ de protection sociale depuis sa création, le Conseil de la CNSA se félicite que ce sujet de société, attendu par les acteurs concernés, soit l’un des chantiers prioritaires du début d’année et ne se cantonne plus à un petit nombre d’initiés.
Il s’accorde avec la volonté du gouvernement de ne pas concentrer le débat sur les seules questions financières, mais de réfléchir plus largement à la place des personnes âgées dans la société. Il considère la longévité des Français comme une chance pour tous, un facteur de croissance à saisir.
Enfin, le Conseil souligne le caractère évolutif de la perte d’autonomie et le rôle de la prise en charge des GIR 4. Il aspire à ce que la future loi accorde une place importante à la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées. Ses propositions en la matière feront l’objet d’un chapitre dans le rapport annuel 2010 de la CNSA.

Un débat source d’attentes



Les membres du Conseil ont réaffirmé leur attachement aux orientations exprimées dans le rapport 2007 de la Caisse et notamment à la création d’un droit universel d’aide à l’autonomie, terme qu’ils souhaitent substituer à celui de dépendance.

Acteurs du débat, ils ont fait entendre leurs points de vue sur quatre sujets essentiels : le public concerné, les aidants, le financement et la gouvernance.

La réforme ne portant que sur la dépendance des personnes âgées, le GR 31 (composé des organisations représentatives des personnes âgées, des personnes handicapées ou oeuvrant à leur égard qui siègent au Conseil de la CNSA) regrette que seul le cas des personnes handicapées vieillissantes soit abordé dans les groupes de travail. Il a interpellé Marie-Anne Montchamp sur une possible convergence et mis en avant la nécessité « d’harmoniser et de mieux financer les aides à l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap », sans barrière d’âge. Une position partagée par certains représentants d’une organisation syndicale et de conseils généraux qui proposent la création de maisons départementales de l’autonomie.
Marie-Anne Montchamp a précisé qu’une approche différenciée se justifiait, la dépendance étant un risque incertain lié à l’avancée en âge, le handicap une situation pour les personnes concernées.



À la demande de certains, notamment le représentant de la CFTC, de voir créer un statut pour les aidants familiaux, Roselyne Bachelot-Narquin a répondu que ce sujet serait une question centrale du débat. Elle a souligné l’importance des plateformes de répit aujourd’hui mises en place avec le plan Alzheimer 2008-2012.

Du point de vue financier, les représentants des conseils généraux considèrent que la prise en charge de la perte d’autonomie doit reposer plus largement sur un financement national que les départements complèteraient. Il s’agit donc de trouver un équilibre entre équité et proximité. Ce financement national représente pour eux le moyen de réduire les frais restant à la charge des familles des personnes hébergées en établissement.
Le GR 31 n’écarte pas la possibilité de recourir, s’ils sont encadrés, à des produits d’assurance collective ou individuelle en complément des financements publics.

Enfin, le GR 31 souhaite voir confier la gouvernance de ce nouveau risque à la CNSA tout en demandant que la place des associations dans son Conseil soit consolidée. Les représentants des conseils généraux souhaitent pour leur part voir leur rôle et celui de la CNSA confortés.

Deux autres préoccupations récurrentes : les difficultés de l’aide à domicile et les finances des départements



Déplorant l’absence de mesures concrètes pour faire face aux graves difficultés de l’aide à domicile qu’elles demandent depuis fin 2009, les associations du secteur ont profité de la présence de Roselyne Bachelot-Narquin pour la questionner à nouveau sur l’avancement de la création d’un fonds d’urgence. Si plusieurs causes de ces problèmes sont identifiées (impact de la crise, gestion perfectible des structures, allocation de ressources pas toujours optimale), la ministre estime que des précisions devront être apportées par un meilleur suivi statistique.

Dans le même temps, le GR 31 a regretté que le fonds exceptionnel de soutien en faveur des départements alimenté par les réserves de la CNSA (75 millions d’euros) et la suppression de la convergence tarifaire négative pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes n’aient pas pu être inscrits et votés dans le budget rectificatif 2011 dès aujourd’hui.

La ministre a répondu que les chiffres de l’exécution de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) 2010 n’étant pas complètement connus à ce jour, il était impossible de procéder aux votes de ces fonds d’urgence, mais que le prochain conseil du 12 avril sera saisi d’un projet de budget rectificatif pour 2011.

Lire le communiqué de presse du ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale : sur le site du ministère.

(14 février 2011)

Téléchargements :

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La FGPEP dénonce la détérioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap



La FGPEP dénonce la détérioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap
Les inspections académiques se retranchent derrière la perte supposée de leurs moyens de financement pour refuser les réemplois des Auxiliaires de Vie Scolaire individualisés (AVSi), laissant ainsi s’échapper des compétences reconnues (120 AVSi réemployés pour 500 potentiels).


La continuité de ces compétences était pourtant l’un des engagements du ministère. En conséquence, des élèves ne sont pas ou peu scolarisés faute d’accompagnement, ce qui est intolérable au regard du droit à la scolarisation réaffirmé par la loi du 11/02/05. Des heures d’accompagnement notifiées par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées sont « rognées » par les inspections académiques.
Depuis mars 2010, aucun signe de réflexion constructive n’a été impulsé par les ministères de l’Education Nationale et de la Santé, pour inviter le groupe interministériel et inter-associatif à continuer la réflexion. Par contre, un nouveau groupe de travail a été constitué au sein du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH) dont les constats sont insuffisants, certains indignes, voire contraires aux dispositions de tous les textes législatifs et réglementaires depuis la loi « Handicap » du 11/02/2005 jusqu’à la convention internationale des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, récemment ratifiée, sans oublier les décrets et circulaires du ministère de l’Education Nationale.
La FGPEP dénonce son éviction de ce groupe de travail, alors qu’elle est la principale structure s‘étant engagée pour le réemploi des AVSi (80 AVSi remployés sur 120).

La FGPEP exige :
La reconnaissance, enfin, de la professionnalisation des AVSi afin de mettre en place des formations pour créer un véritable métier d’accompagnant à la vie scolaire et sociale ; ce nouveau métier ne pouvant qu’être complémentaire aux métiers existants, sans, d’aucune manière, s’y substituer.
L’application du référentiel de compétences et d’activités validé par Monsieur le ministre de l’Education nationale. Ainsi que la reprise d’une réflexion, avec les associations signataires de la convention cadre relative au réemploi des AVSi. Celle-ci dans le cadre du groupe interministériel sur le référentiel de formation, le cadre d’emploi, la gestion des personnels AVS et EVS exerçant auprès des élèves en situation de handicap, dont les besoins sont reconnus par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH).

Maintenant, ce petit jeu des analyses et des rapports qui se succèdent a assez duré.
Le temps politique n’est plus celui des jeunes et de leurs parents ; qui attendent depuis 5 ans que la loi s’applique dans toute sa logique, celle de la scolarisation en milieu ordinaire.
Il devient urgent de respecter le voeux du législateur d’une école inclusive dans la pleine application de la loi du 11 février 2005 garantissant la scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap dans tous ses domaines de libre circulation et d’égalité des chances pour le jeune porteur de handicap pour lequel est reconnu le besoin d’accompagnement.



La FGPEP est intervenue avec la FNASEPH (Fédération Nationale des Associations au service des Elèves Présentant une situation de Handicap) au CNCPH plénier du 15/12/2010.
Le texte de la déclaration commune lue lors de ce CNCPH est joint en annexe à ce communiqué.

La Fédération Générale des PEP
Contacts:
Dominique Leboiteux
Chef de Projet : Domaine social et médico-social
d.leboiteux@lespep.org Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Agnès Bathiany
Directrice Générale
a.bathiany@lespep.org Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
01 41 78 92 60
Majda Zeroual
Service communication
communication@lespep.org Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Standard : 01 41 78 92 60
Ligne directe : 01 41 78 92 73
AVS : Déclaration commune lue au Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH), plénier du 15/12/2010.

La FGPEP et la FNASEPH dénoncent à nouveau la détérioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Près de 50 000 personnes, aux statuts aussi complexes que précaires sont impliquées dans cet accompagnement essentiel de l’enfant, en lien avec l’école mais aussi avec la famille, voire le service de soins, les activités péri scolaires, etc.
A tel point que nous avons considéré avec d’autres associations qu’il y avait là exigence de créer un véritable métier d’Accompagnant de la Vie scolaire et Sociale, élaborer un référentiel de compétences (validé par le M.E.N. !), proposer une véritable formation, et négocier finalement un dispositif conventionnel pour une reprise par nos associations des AVS en « fin de contrat », dont les compétences étaient reconnues afin qu’ils puissent poursuivre leur action auprès des élèves.

C’était un premier pas, Qu’en est-il aujourd’hui ?
La reprise des AVS est en panne parce que les inspections académiques se retranchent derrière la perte supposée de leurs moyens en Assistants d'Fducation pour refuser les réemplois d’AVS individuels ayant 6 ans d’expérience, par nos associations. Ils laissent ainsi s’échapper des compétences reconnues, alors que le maintien de ces compétences au service des élèves était l’un des engagements du ministre.
De plus, les AVS sous statut d’Employés de Vie Scolaire, embauchés pour 6 mois, un an maximum constituent à présent l’essentiel des personnels d’accompagnement des élèves handicapés : c’est la précarité dans l’emploi comme dans le service public d’éducation qui est institutionnalisée avec dans le meilleur des cas 60h de formation « magistrale ».
Les heures d’accompagnement notifiées par les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui s’imposent réglementairement à l’éducation nationale, ne sont plus assurées que partiellement dans de nombreux départements faute de moyens ou sont mises en attente de recrutement d’un nouvel Employé Vie Scolaire pour remplacer celui dont le contrat est terminé.
En conséquence, et en dépit de la loi de février 2005, et des statistiques triomphales du ministère, des élèves de plus en plus nombreux ne sont pas scolarisés, ou voient leur temps de scolarisation réduit (dans le premier degré notamment) faute d’accompagnement.
D’autre part, depuis mars 2010, aucun signe de réflexion constructive n’a été impulsé par le groupe inter ministériel chargé de travailler à la mise en place d’un « métier » par les ministres concernés. Il a en effet cessé d’être réuni par les responsables aussi bien de l’éducation nationale que de la santé.
En revanche, à la demande du CNCPH, un nouveau groupe a été constitué sans qu’aucune des associations signataires de la convention ne soit invitée à y participer.
Ce groupe vient de communiquer les premiers résultats de ses travaux. Ses constats comme les questions qu’ils posent montrent son ignorance de toutes les réflexions qui ont eu lieu depuis plus de 10 ans sur la question de l’accompagnement, et des prises de position contraires aux dispositions de tous les textes législatifs et réglementaires depuis la loi handicap de février 2005, jusqu’à la convention internationale des nations unies relative aux droits de personnes handicapées, récemment ratifiée, sans oublier les décrets et circulaires du ministère de l’éducation nationale.
Certains des propos tenus, par delà l’ignorance des textes sont inacceptables et indignes. Nous les dénonçons solennellement et exigeons la dissolution de ce groupe dont la composition ne représente en rien les associations directement concernées par la question de la scolarisation et de l’accompagnement des élèves en situation de handicap au premier rang desquelles se trouvent avec la FGPEP et la FNASEPH les associations qui ont travaillé au sein du groupe interministériel de 2009 – 2010.

La FGPEP et la FNASEPH exigent les moyens nécessaires pour :
La reconnaissance indispensable de la professionnalisation des AVS afin de mettre en place, dans un calendrier fixé à l’avance, des formations pour créer un véritable métier d’accompagnant à la vie scolaire et sociale ; ce nouveau métier ne pouvant qu’être complémentaire aux métiers existants, sans, d’aucune manière, s’y substituer.
L’application du référentiel de compétences et d’activités validé par le ministre de l’éducation nationale et la reprise d’une réflexion, avec nos mouvements dans le cadre du groupe interministériel sur le référentiel de formation, le cadre d’emploi, la gestion des personnels AVS et EVS exerçant auprès des élèves en situation de handicap dont les besoins sont reconnus par les CDAPH.

Maintenant, ce petit jeu des analyses et des rapports qui se succèdent a assez duré.
Le temps politique n’est plus celui des jeunes et de leurs parents qui attendent depuis 5 ans que la loi s’applique dans toute sa logique, mais celle de la scolarisation en milieu ordinaire.
Il devient urgent de respecter le voeu du législateur pour une école inclusive dans la pleine application de la loi du 11 février 2005, garantissant la scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap dans tous ses domaines de libre circulation et d’égalité des chances pour le jeune porteur de handicap pour lequel est reconnu le besoin d’accompagnement.
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mardi 15 février 2011

Roselyne Bachelot-Narquin veut agir pour l’accessibilité des personnes handicapées mentales

Le 18 janvier dernier, l’Unapei a organisé une soirée de clôture de son année anniversaire. Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale était présente afin de témoigner de sa volonté d’agir pour l’accessibilité des personnes handicapées mentales.

En 2010, l’Unapei et ses associations membres ont fêté 50 ans d’actions. Plus qu’une année anniversaire, ce fut l’occasion de revendiquer une pleine accessibilité pour les personnes handicapées intellectuelles et d’interpeller l’ensemble de la société. Objectif : que les droits acquis depuis 50 ans soient effectifs et totalement accessibles aux personnes handicapées.
Notre soirée "50 ans d’actions" était accueillie à l’espace du Centenaire de la Ratp (partenaire d’Ensemble, c’est tous !). Un lieu au nom pleinement adapté pour envisager l’avenir. Car comme lors des actions menées en 2010, ce rendez-vous avait pour but de mettre en avant les combats de demain et les attentes des personnes handicapées mentales en matière de citoyenneté.


Ce fut aussi l’occasion de projeter en avant première le film souvenir du Festival Ensemble c’est tous ! (à découvrir prochainement ici) aux 200 personnes présentes (représentants politiques, partenaires de la campagne, membres du Conseil d’administration de l’Unapei, membres des groupes musicaux animateurs du festival du 12 juin dernier….).
  • Télécharger le discours de Christel Prado, Présidente de l’Unapei.
  • Télécharger le discours de Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Solidarité et de la Cohésion sociale.
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Journee interprofessionnelle de reflexion sur le theme Amour, sexualité et handicap mental

http://a31.idata.over-blog.com/300x227/0/11/49/46/sexe/sexehandicap.jpg

Journée interprofessionnelle de reflexion sur le thème
Amour, sexualité et handicap mental
Quelques repères pour une éducation affective et sexuelle adaptée



Grâce au soutien de l’Agence Régionale de Santé Rhône-
Alpes, du Conseil général de la Savoie, de la Mutualité Française
Rhône-Alpes - Antenne de la Savoie, de la Municipalité
de Chambéry et du Conseil régional Rhône Alpes, un collectif
savoyard de professionnels (EMIPS) oeuvrant dans le champ
de l’éducation à la sexualité propose une journée de ré!exion
à destination des acteurs de terrain et des promoteurs d’actions
en éducation à la sexualité.

Cette journée a pour finalité de :
- Acquérir et/ou mettre à jour les connaissances d’ordre sociologique
et anthropologique sur les personnes en situation
de handicap mental et leur sexualité : pratiques, références,
modes d’expression…
- Adapter, mettre en adéquation les actions de prévention et
d’éducation à la santé en fonction de la population concernée: discours et outils
- Encourager l’échange entre participants
- Participer, encourager le lien social et le décloisonnement des acteurs 

Le programme:
8h30 Accueil
9h00 Ouverture de la journée
9h30 Intervention de Patrick PELEGE
« Le handicap, entre hostilité et
hospitalité : de l’intime au social »
10h30 Débat
10h45 Pause
11h15 Intervention de Patrick BLACHERE
« Handicap mental et sexualité, le
point de vue de l’expert judiciaire et du
sexologue »
12h15 Débat
12h30 Déjeuner libre
14h00 « La place de la sexualité en institution"»
Table ronde avec des acteurs de terrain :
- Sheila WAREMBOURG-OTT
- Nadyne MONTAGNE
- Jacques CONVERT
- Philippe LEONI
- un intervenant de la plateforme de
formation en Education à la Sexualité
16h00 Synthèse de la journée
16h30 Clôture

Intervenants:
Patrick PELEGE, Docteur en sociologie, directeur du Collège
Coopératif Rhône-Alpes et coauteur de l’ouvrage sur
éducation à la sexualité, chargé de cours à Lyon 2 sur les
questions du handicap
Docteur Patrick BLACHERE, psychiatre, sexologue, expert
judiciaire
Sheila WAREMBOURG-OTT, Diplômée en Sexologie et
Santé Publique, Sexual Understanding
 Nadyne MONTAGNE, conseillère conjugale, planning familial
de Saint Etienne, spécialité handicap
Jacques CONVERT, directeur des Foyers APEI de Chambéry
Philippe LEONI, éducateur référent de la ferme de Chosal
Un intervenant de la Plateforme de formation en Education
à la Sexualité

Mardi 29 Mars 2011
Centre de Congrès Le Manège
à Chambéry
EDUCATION SANTE SAVOIE
306 Rue Jules Bocquin - 73000 CHAMBERY
Tél. : 04 79 69 43 46 - Fax : 04 79 62 10 22
Mail : contact@sante-savoie.org
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306 Rue Jules Bocquin
73000 CHAMBERY

Pour l'inscription téléchargez le pdf: ici
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Telesante: service d'aide au maintien de la santé et du bien-être chez les seniors utilisateurs de mobiles

http://www.infos-industrielles.com/dossiers/images2009/telephonie-AI.jpgDoro, leader mondial des mobiles simplifiés, annonce aujourd'hui les premières concrétisations de sa stratégie de télésanté à travers le mobile (m-Health). Les mobiles simplifiés de l'entreprise suédoise offriront désormais des applications, services et solutions d'assistance en matière de soin. Ces développements sont centrés sur l'aide au maintien de la santé et du bien-être chez les seniors utilisateurs de mobiles.
Jérôme Arnaud, Président du groupe Doro, commente ces initiatives nouvelles : « Grâce à nos 1,2 million d'utilisateurs, nous disposons d'une vraie connaissance en matière de design et d'ergonomie adaptés aux seniors. Cette expérience nous permet de rendre accessibles aux seniors les solutions de télésanté via les mobiles. La surveillance de la prise de médicaments et des maladies chroniques sont deux segments intéressants pour Doro. Le lancement de nos deux premiers partenariats dans ce domaine est un premier pas vers ce marché à fort potentiel».
Partenariat avec MyGlucoHealth
Doro et MyGlucoHealth vont fournir une solution mobile commune pour faciliter la gestion quotidienne du diabète et la vie des personnes qui en sont atteintes. L'Organisation Mondiale de la Santé recense 220 millions de personnes diabétiques dans le monde.

MyGlucoHealth est le premier outil au monde de mesure, via Bluetooth, du glucose dans le sang. Il sera désormais accessible directement via certains mobiles simplifiés Doro PhoneEasy. Cela facilitera la transmission des résultats des tests de glucose et améliorera la surveillance à distance par les professionnels de santé.
La solution Doro permet de fournir en temps réel un ensemble de données transmises automatiquement, via SMS, au portail sécurisé MyGlucoHealth. Le portail assure un retour immédiat ainsi que des conseils pratiques à l'utilisateur et une aide pour rester motivé dans la gestion active de son diabète et améliorer sa vie quotidienne. Cette application apporte aussi une aide au monde médical car les données peuvent être transmises automatiquement du portail au médecin traitant.
John Hendel, Président de MyGlucoHealth.com déclare : « Notre solution a été retenue par plusieurs opérateurs, dont Telstra. Nous comptons bien conserver notre place de pionnier en matière de solutions santé à travers le mobile. Notre partenariat avec Doro va nous aider à rester leader dans ce domaine, notamment sur le marché des seniors »
Partenariat avec Medixine
Doro et la société finlandaise Medixine vont fournir un service de rappel en cas de non prise de médicaments opérable par un simple appui-touche sur les mobiles simplifiés Doro.
Doro EasyMed Reminder est un service intégré qui permet aux utilisateurs des mobiles Doro de gérer au quotidien leur prise de médicaments. Ce nouveau service sera d'abord accessible sur le mobile Doro PhoneEasy® 338gsm. Le service permet, en appuyant sur une seule touche, d'envoyer automatiquement un SMS confirmant la prise de médicaments. Le service Medixine possède le détail des heures de prise et peut comparer les SMS reçus avec celui-ci. En l'absence de réception d'un message au-delà d'un temps fixé après l'heure de prise, un rappel pré-programmé est envoyé sous forme d'alerte SMS à l'utilisateur du mobile Doro.
Un membre de la famille ou un soignant peut aussi recevoir une copie de ces alertes. Ce système de sécurité à double sens permet aux soignants de gérer à distance la prise de médicaments. A la différence d'autres systèmes qui rappellent systématiquement l'heure de prise de médicament, Easy Med Reminder est beaucoup moins intrusif. Les informations sont enregistrées et un rapport facile à lire est envoyé qui peut servir à améliorer le bon suivi d'une prescription. Ceci est essentiel quand on sait que beaucoup de traitements dépendent de la durée et des heures de prise pour être efficaces.
Un tiers des personnes âgées de plus de 65 ans oublient fréquemment de prendre les traitements prescrits. La sénilité peut aggraver cette situation dont les conséquences sont importantes, non seulement sur la santé des personnes concernées mais aussi sur les professionnels du soin qui devront en gérer les conséquences.
Du fait de l'allongement de l'espérance de vie, de plus en plus de personnes sous traitement médical sont admises en maison de retraite. Si ces personnes ont la possibilité de gérer elles-mêmes leur prise de médicaments, elles pourront rester plus longtemps chez elles et ainsi réduire les conséquences financières d'une population vieillissante.
Dr. Tapio Jokinen, Président de Medixine précise : « Medixine s'efforce en permanence de mettre à la portée de chacun les services d'e-santé. Les mobiles Doro offrent la plate-forme idéale pour apporter aux personnes âgées les applications de télésanté à travers le mobile ».
Jérôme Arnaud, Président de Doro, commente ces deux partenariats : « La fourniture en direct de solutions mobiles pour aider à améliorer la santé et les conditions de soins présente beaucoup d'avantages. Nos solutions permettent aujourd'hui de cibler des besoins simples au sein des familles avant de s'orienter vers les professionnels de santé et les budgets publics. Nous sommes heureux de travailler avec MyGlucoHealth et Medixine comme premiers partenaires de notre politique de télésanté à travers le mobile. Ensemble nous continuerons à développer des solutions de santé sur le marché des mobiles simplifiés pour seniors ».
Contact Presse
Nathalie Inbona - Tél : 01 46 20 43 61 - 06 09 83 81 02 - E-mail : ninbona@club-internet.fr
13, place St Germain des Longs Prés - 92100 Boulogne
A propos de Doro - Riche d'une expérience de plus de 35 ans en télécommunications, Doro, entreprise suédoise, est aujourd'hui le spécialiste des téléphones fixes, mobiles et accessoires pour les seniors. Cette activité Care Electronics connaît une croissance rapide et importante car elle répond aux besoins d'une population mondiale grandissante avec des produits très adaptés qui ont reçu plusieurs prix internationaux du design. Les produits Doro sont vendus dans plus de 30 pays sur les cinq continents. L'entreprise a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 48 millions d'euros, soit une augmentation de 36 % (vs 08). L'action est cotée à la bourse de Stockholm, Nordic List, petites capitalisations. Elle est dirigée par Jérôme Arnaud, l'un des trois français à la tête d'une entreprise suédoise cotée.
A propos de MyGlucoHealth® - L'application sans fil MyGlucoHealth de Entra Health Systems pour mesurer le glucose via Bluetooth est la première et la seule au monde agréée FDA (Food and Drug Administration) et certifiée CEE. MyGlucoHealth fonctionne grâce à un réseau de données en ligne qui transmet en temps réel, gère en toute sécurité des relevés de glucose dans le sang via un mobile ou un PC et évite d'avoir à tenir un cahier de relevé. Le système de mesure et le réseau MyGlucoHealth constituent une plate-forme intégrée de télésanté capable d'assister les patients et les professionnels de santé dans le contrôle et le traitement du diabète. MyGlucoHealth utilise des systèmes automatisés qui peuvent envoyer des rappels aux patients, les incitant à faire des tests plus fréquents ou adresser la courbe des résultats aux familles et au personnel soignant. MyGlucoHealth permet aux patients d'avoir un contrôle plus direct de leurs soins et offre un outil de communication clair aux soignants.
A propos de Medixine - Medixine est spécialisé dans les solutions de communication multicanal pour la santé et le bien-être. S'appuyant fortement sur la mobilité, les applications actuellement proposées sont orientées vers l'aide des patients à prendre soin de leur propre santé. Medixine offre par exemple des solutions pour le contrôle et la gestion des maladies chroniques (diabète, hypertension, ...), des services d'alerte de personnes et de réservation électronique. Les solutions Medixine sont utilisées en Europe, en Amérique du Nord et en Asie.
publié:2011-02-15
Source: http://www.communiques-presse-online.com/
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Sur les traces du géant Facebook les réseaux sociaux vietnamiens explosent




Le succès prodigieux du réseau social Facebook entraîne la naissance d'une série de réseaux sociaux vietnamiens. Quelques experts prévoient que cette année sera marquée par une véritable explosion des réseaux sociaux locaux.


Créé il y a six ans, le réseau social Facebook regroupe 500 millions d'utilisateurs réguliers et est rapidement devenu le plus important réseau social du monde. Cette réussite a fait des émules, et plusieurs réseaux sociaux du Vietnam veulent "se tailler une part du gâteau" en suivant les traces du géant Facebook.

Après la fermeture de l'autre géant Y!360 intervenue il y a quelques temps déjà, une série de réseaux sociaux locaux sont nés comme Zing Me, GoOline, Yume, Tamtay.net, CyberWorld... avec pour tendance de partager des vidéos, de créer un blog, etc. Mais le géant Facebook a très vite gravi les échelons qui l'ont mené sur le trône grâce à son interactivité, ses riches combinaisons de liaisons entre utilisateurs et amis, s'attirant ainsi les faveurs d'un grand nombre de Vietnamiens.

Suivant la tendance de Facebook, Zing Me, considéré comme un concurrent important pour Facebook au Vietnam, s'est fait une place non-négligeable avec ses applications sous forme de "Feed" entre les groupes d'amis. Et récemment, FPT online a également lancé son réseau social baptisé Banbe.net. Selon les spécialistes, les fonctionnalités que proposent la plupart des réseaux sociaux ressemblent à celles de Facebook ; que ce soit de Vkotakte.ru (Russie) en allant à Renren.com ou Kaixin.com (Chine), en passant par Zing Me et GoOnline du Vietnam.

Selon les statistiques de Google Ad planner, en 2010, Zing Me est arrivé en tête avec 4,6 millions d'utilisateurs au Vietnam devant Facebook, Yahoo et Yume, excusez du peu ! À noter cependant qu'en décembre 2010, Facebook a atteint 1,1 milliard de pages consultées rien qu'à l'intérieur du pays.

Vuong Quang Khai, directeur général adjoint de la compagnie Vinagame fait savoir qu'en termes de minutes d'utilisation sur chaque réseau et pour chaque mois, trois réseaux sociaux de nouvelle génération Zing Me, Facebook et GoOline se distinguent des autres, avec plus d'un milliards de minutes pour Zing Me et 880 millions de minutes pour Facebook.

Pham Quang Hung, directeur exécutif TVC Media, également conseiller social du projet FPT online et Banbe.net estime que les réseaux sociaux d'ancienne génération comme Yahoo, Tamtay, Yume garde encore leur position sur le marché du blog, mais la tendance est à la baisse. Les réseaux sociaux nouvellement mis en ligne rencontreront plusieurs défis dans la conquête d'utilisateurs.

En 2011, en raison de la diminution de Yahoo global, le marché des réseaux sociaux du Vietnam va voir essentiellement une course entre Zing Me et Facebook.

Le développement durable des réseaux sociaux du Vietnam demeure néanmoins une question importante. D'après des experts, plusieurs compagnies ont créé des réseaux nationaux différents selon les mouvances. Cependant, en raison du manque en termes de technologies, de fonds..., la plupart des réseaux vietnamiens ont été condamnés à disparaître. Tandis que d'autres tentent de survivre dans cette jungle cybernétique impitoyable.

En effet, étant le premier réseau social du Vietnam né selon la commande de l'État, GoOnline, considéré pourtant comme disposant de potentiel, rencontre son lot de difficultés. Selon Google Ad planner, GoOline n'a atteint que 210 millions de pages visitées par mois grâce essentiellement aux concours en ligne comme Miss Teen et les olympiades de l'anglais. Idem pour Zing Me, qui doit sa croissance uniquement grâce aux jeux en ligne sociaux comme Nông Trai (un jeu similaire au Farmville de Facebook).

"2011 sera une année marquée par l'explosion du marché des applications sur les réseaux sociaux. Grâce aux avantages en termes d'utilisateurs et de moyens de paiement, ce marché revêt un potentiel certain pour les fournisseurs de contenus. Une vague de services et d'application sur les réseaux sociaux devrait déferler. Mais ce sont les plus gros d'entre eux, comme Zing Me ou GoOnline, qui en profiteront le plus grâce aux moyens de paiement répandus Zing Xu (VNG) et vCoint (VTC)", analyse Pham Quang Hung.

(Source: Huong Linh/CVN 15/2/2011sur http://lecourrier.vnagency.com.vn/)
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dimanche 13 février 2011

Meme apres 80 ans , la sexualite et la seduction restent presentes

« La génération des baby-boomers, quand elle arrivera dans les maisons de retraite, va y foutre le bordel ! »
 Le Dr Gérard Ribes : "Les humains restent des êtres désirants jusqu'à la fin de leur vie." (Photo DR)

Le Dr Gérard Ribes : "Les humains restent des êtres désirants jusqu'à la fin de leur vie." (Photo DR)

Le docteur Gérard Ribes, psychiatre spécialisé dans la gérontologie, tout en s'excusant de la trivialité du propos, explique que les humains « restent des êtres désirants jusqu'à la fin de leur vie ». Mais reconnaît aussi que les générations plus jeunes ont toujours du mal à imaginer la sexualité de leurs parents. Alors, quand il s'agit des arrière-grands-parents...
« Pourquoi y aurait-il un monde des adultes où la sexualité serait autorisée et un monde des âgés où elle serait interdite ? s'interroge le gérontologue, qui se réfère à une étude américaine portant sur des hommes et des femmes entre 80 et 102 ans. Parmi eux, précise-t-il, 63 % des hommes et 30 % des fem- mes avaient encore des rapports sexuels. »
Le Viagra à 94 ans
Il reconnaît d'ailleurs que l'homme le plus âgé pour lequel il a prescrit un équivalent du Viagra avait 94 ans. « Il avait formé un nouveau couple et souhaitait continuer son activité sexuelle. » Gérard Ribes observe d'ailleurs que les différences entre les sexes restent les mêmes quel que soit l'âge. « Pour l'homme c'est la performance, pour la femme la relation. C'est une question d'identité. Un homme, pour être un homme, se doit de bander. » Et de poursuivre, dans un autre registre : « Nous sommes des individus dépendants de la présence d'un autre. » Ce qui, selon lui, reste dramatique pour les femmes vieillissantes, les hommes disparaissant en moyenne plus tôt.
Séduire encore
Le gérontologue confirme que, « si la sexualité ne s'arrête pas à un certain âge, ni à certaines pratiques », elle est bien présente dans les maisons de retraite. « Dans les Ehpad, la question se pose en permanence, avec des questions d'intimité, de jalousie, de générations. » Le personnel des maisons de retraite reste souvent aussi intolérant que les enfants des personnes qui y résident. Le directeur d'une maison de retraite de Fréjus, dans le Var, explique que « trop souvent le personnel soignant pense que l'amour et la sexualité n'ont pas leur place en maison de retraite. Et les enfants ont du mal à accepter que leurs parents aient une vie sexuelle ou sentimentale à 80 ans, surtout s'ils ont remplacé un conjoint défunt par un nouveau partenaire ». « Ce n'est pas qu'ils n'acceptent pas, renchérit Gérard Ribes, pour eux, c'est inimaginable. »
Pourtant c'est une réalité, et le psychiatre l'a fait observer à ses étudiants qui ont collaboré à une étude sur les thés dansants. « Dans cet univers, raconte-t-il, fréquenté par les plus de 75 ans en moyenne, la drague est omniprésente. Et le côté séduction physique reste très important. Le choix pour une personne âgée, c'est de se renfermer sur elle-même ou bien de se mesurer au regard des autres. Ce qui nous renvoie à la question sur ce qu'est vraiment la beauté. » Il n'est en effet pas nécessaire d'être lifté de partout pour s'intéresser à l'apparence. Mais pour vanter les produits qui l'améliorent, encore faudrait-il savoir le faire. « Or, constataient récemment les participants à un colloque sur les seniors organisé par le ministère de l'Économie, les équipes de marketing ne veulent pas travailler sur la cible des seniors. » D'où l'accentuation dans les publicités du décalage entre l'âge ressenti et l'âge réel. Et le choix de mannequins plus jeunes que leur cible.
« Quand on fera jouer par une personne de 80 ans un spot destiné aux 80 ans », c'est que les choses auront vraiment changé, observe le docteur Ribes, qui pense néanmoins que la génération des baby- boomers va « imposer ses codes sociaux ».

Ça évolue
Aujourd'hui, commente-t-il, il y a de plus en plus de séparations et de divorces après 60 ans. L'évolution de l'état de santé en vieillissant est de plus en plus positive. La génération qui a fait s'opérer un premier basculement en faveur des jeunes dans les années 1970 ne va pas se laisser imposer un slogan du type « votre temps est passé », mais plutôt pousser à un deuxième basculement. Cette fois-ci en faveur des vieux.
Lui-même constate d'ailleurs dans son milieu une évolution. « Quand je me suis intéressé au sujet, il y a une quinzaine d'années, j'ai entendu tous les noms d'oiseaux. Je me faisais même traiter de gérontophile. Aujourd'hui, celui qui est aussi enseignant et chercheur au laboratoire Santé Individu Société de l'université de Lyon organise au moins un colloque par mois et autant de formations sur la sexualité des seniors.
(source: http://www.sudouest.fr/ )
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Trois de ses enfants sont autistes. Elle a créé une associations de soutien aux familles .


http://photo.lejdd.fr/media/images/societe/education/association-sur-les-bancs-de-l-ecole/3544027-1-fre-FR/Association-Sur-les-bancs-de-l-ecole.jpg
http://www.surlesbancsdelecole.com/
Anne Buisson quitte son travail et entame son parcours de combattante : se bagarrer pour trouver une école qui accepte son fils, recruter un auxiliaire de vie scolaire pour l’accompagner, et aller de rendez-vous en rendez-vous… A leur tour, les jumelles présentent des signes de TED. Après un passage en hôpital de jour qui traumatise les fillettes et les parents, Anne Buisson se démène pour trouver une autre solution. Depuis quelques années en France, deux approches dans la prise en charge de l’autisme s’opposent : d’un côté, les tenants de la psychanalyse, de l’autre, des méthodes psycho-éducatives –dites comportementales– davantage développées dans les pays anglo-saxons. Les Buisson préfèrent cette dernière approche, qui porte ses fruits avec Baptiste. Chiara est dans la même école que son frère; Salomé, plus "autiste", va dans une structure psycho-éducative.
C’est une grande maison dans une petite rue du 15e, où l’on entend chanter les oiseaux. A l’intérieur, les pièces sont claires, le parquet craque. Des écoliers malaxent de la terre dans la salle de pratique artistique. D’autres voient un orthophoniste dans un bureau spacieux. Quinze d’entre eux ne sont pas là, ils étudient à l’école, chacun avec son auxiliaire de vie scolaire. Tous souffrent de TED, troubles envahissants du développement dont font partie l’autisme et le syndrome d’Asperger. Bienvenue dans le QG de Sur les bancs de l’école. L’association salarie et forme les auxiliaires de ces enfants handicapés, et les accueille, depuis un an et demi, dans ces locaux chaleureux, où ils peuvent rencontrer des spécialistes de l’autisme. Soixante-quinze familles fréquentent le lieu.
A l’origine de ce havre, Anne Buisson, une "mère au combat". La cofondatrice de l’association était présentée par le JDD pour le prix Les femmes Version Femina, dont elle vient de recevoir le 2e prix. Il y a dix ans de cela, cette belle brune dynamique travaillait aux ressources humaines de Danone. Elle y rencontre son mari, Jean-René Buisson, aujourd’hui président d’une union patronale. Ils ont un petit garçon, Baptiste. Puis, un an et demi après, des jumelles, Chiara et Salomé. "Au même moment, Baptiste devenait mutique, s’isolait. On a été mal orientés, on nous disait qu’il était jaloux", raconte Anne Buisson. On leur conseille de le scolariser à 2 ans. Perçu comme insupportable et violent, Baptiste ne s’adapte pas. "En panique absolue, on a fait des tas d’examens, dont un audiogramme pour vérifier qu’il n’avait pas de problèmes d’audition." Le petit garçon va sur ses 3 ans quand le diagnostic tombe : autisme. "Notre seule référence, c’était Rain Man. Baptiste ne ressemblait pas au héros du film, qui se balance tout le temps!"

Des méthodes psycho-éducatives plutôt que psychanalytiques

Anne estime qu’elle a eu de la chance, celle de former un couple soudé avec son mari, devenu président de l’association –souvent, les mères se retrouvent seules– et d’appartenir à un milieu très favorisé. Elle a pu embaucher deux auxiliaires de vie scolaires. C’est pour aider les familles moins aisées à s’informer, et à scolariser leurs enfants quand c’est possible, que, avec une psychologue, Vanessa Lagardère, elle a monté l’association Sur les bancs de l’école.

Il y a cinq ans Ethan est né; il ne souffre pas de trouble autistique. C’est pour lui, enfant "classique", qu’Anne Buisson a voulu que les frères et sœurs d’autistes soient aussi pris en compte dans son association. Aujourd’hui, ses "enfants extraordinaires", Baptiste, Chiara et Salomé progressent, à leur rythme. Le garçon est en 6e, parmi les premiers de sa classe. "Il n’y a pas de fatalité dans l’autisme. On n’en guérit pas, mais on peut gagner de l’autonomie et aller vers une vie la plus digne possible." 
(Source: Marie-Anne Kleiber - leJDD.fr Dimanche 13 Février 2011)




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